Du 2 mai au 10 juin 2022, le Cabanon accueille une nouvelle exposition au sein de son espace : MUSTERHAUS / MAISON MODÈLE, un projet réalisé par le duo d’artistes Céline Masson et Peter Wehkamp.

La Musterhaus/Maison modèle

Céline Masson et Peter Wehkamp

 

Le duo d’artistes s’est interrogé sur ce que veut dire “chez soi”. La Musterhaus ou maison-modèle est ainsi une proposition qui questionne notre rapport à l’habitation.

Cette proposition de maison témoin, prototype d’habitation, est, en fait, une non-maison. Il n’y a aucun accès, ni d’entrée. Conçue à partir d’une tente, le duo de plasticien·ne a réinventé sa forme et a décidé de l’habiller avec des images d’intérieurs préfabriqués.

Durant un an, le duo s’est déplacé avec cette pièce pour le photographier dans des environnements urbains, principalement. À la manière d’un contrepoint qui génère des questions liées à notre façon d’habiter, la Musterhaus interroge aussi nos esthétiques normées (normalisées ?). Ces mêmes codes intériorisés qui deviennent une partie de notre intimité. Les photos choisies pour cette exposition, révèlent notre rapport à l’espace habitable/habité : ici je dors, ici je travaille, ici je mange, ici je me lave.  Elle met en perspective aussi notre rapport à l’espace public. Ces espaces publics, lieux sociaux, accessibles, privatisés, anonymes, aménagés ou en friche.

 

Céline Masson

Céline vient de terminer un master “Art in Public Spheres” à la Haute École d’Art et de Design de Sierre. Auparavant, elle a fréquenté les Beaux-arts de Sion qu’elle a terminés en 1997 et le Salford College of Technology de Manchester. Son parcours artistique est visible sous : www.http://celinemasson.net

Céline est une artiste de la transformation et du détournement des codes. Sa pratique est liée à l’image en mouvement que cela soit dans la vidéo ou la performance. Formée à la peinture, gravure et dessin classique, dans les années 90, Céline s’est tournée vers l’image en mouvement  depuis 20 ans. À travers ces nouveaux médiums, elle interroge la matière et questionne notre rapport à notre corps.

Au moyen de la performance, toujours avec d’autres artistes, elle a développé des recherches sur l’art populaire qu’elle détourne pour mieux le rendre visible. L’espace public devient son terrain de jeu  dont elle privilégie une appropriation collective.

Céline vit à Lausanne et travaille à Crissier.

 

Peter Wehkamp

Formé en photographie à l’école de Design Photo de Lazi de Stuttgart-Esslingen, puis à l’Université Carl von Ossietzky d’Oldenburg en art et allemand, Peter est parti au début des années 1990 pour trois semestres à l’Université de Québec, à Montréal au Canada, pour approfondir les techniques de reproduction et de transfert d’images à travers la photographie et la gravure.

Dans son travail personnel, Peter s’intéresse aux silences visibles ; silences du temps qui passe, silences de la mémoire, de l’espace vécu. À travers ses photos, les espaces s’ouvrent vers  l’infini et dans ses vidéos la temporalité change au fil de la lecture.

Proche de la nature, il s’intéresse aussi aux instants suspendus de la végétation. Cette nature transformée par l’Homme, dont il photographie les traces violentes qu’il laisse comme des cicatrices sur le  monde rural en Bretagne ou en Suisse avec les constructions en béton dans les montagnes.

Peter vit et travaille à Berlin.

 

 

The Musterhaus/Model House

Céline Masson and Peter Wehkamp

 

The artists’ duo examined the meaning of « home ». The Musterhaus or model house is thus a proposal that questions our relationship to housing.

This proposal for a model house, a prototype home, is in fact a non-home. There is no access, no entrance. Conceived from a tent, the plastic artist duo reinvented its form and decided to dress it with images of prefabricated interiors.

For a year, the duo travelled with this piece to photograph it in urban environments, mainly. In the manner of a counterpoint that generates questions related to our way of living, the Musterhaus also questions our normed ( normalised?) aesthetics. These same internalised codes that become part of our intimacy. The photographs chosen for this exhibition reveal our relationship to the living space: here I sleep, here I work, here I eat, here I shower.  It also puts into perspective our relationship to public space. These public spaces, social places, accessible, privatised, anonymous, developed or fallow.

 

Céline Masson

Céline has just completed a master’s degree in « Art in Public Spheres » at the Haute École d’Art et de Design in Sierre. Before that, she attended the Beaux-arts de Sion which she completed in 1997 and the Salford College of Technology in Manchester. Her artistic career can be seen in: www.http://celinemasson.net

Céline is an artist of transformation and code diversion. Her practice is linked to the moving image, whether it is in video or performance. Trained in painting, engraving and classical drawing in the 90’s, Céline has been working with moving images for the last 20 years. Through these new mediums, she questions the matter and our relationship to our body.

Through performance art, always with other artists, she has developed research on popular art that she diverts to make it more visible. The public space becomes her playground, and she prefers a collective appropriation.

Céline lives in Lausanne and works in Crissier.

 

Peter Wehkamp

Peter Wehkamp trained in photography at the Lazi School of Photo Design in Stuttgart-Esslingen, then at the Carl von Ossietzky University in Oldenburg in art and German. At the beginning of the nineties, he spent three semesters at the University of Quebec, in Montreal, Canada, to deepen his knowledge of the techniques of reproduction and transfer of images through photography and engraving.

In his personal work, Peter is interested in visible silences; silences of time passing, silences of memory, of lived space. In his photographs, spaces open towards the infinite and in his videos, temporality changes as the viewer watches.

Close to nature, he is also interested in the suspended moments of vegetation. This nature transformed by humankind, whose violent traces he photographs like scars on the rural world in Brittany or in Switzerland with the concrete constructions in the mountains.

Peter lives and works in Berlin.