Tristes Anthropiques

02.03 - 01.06.17

Comment les symboles sont-ils réappropriés par les sociétés et y sont ensuite réintégrés ? L’exposition Tristes Anthropiques consiste à créer un dialogue entre les travaux vidéo de Céline Burnand et de Nina Wiesnagrotzki. Ces deux regards croisés résident dans la manière symbolique de réinvestir les non- humains. La montagne, les montagnes, géologiques, symboliques, religieuses, imaginaires, tout se mélange. Nina Wiesnagrotzki, avec « Sansui Landscape », propose un lien entre le mont Fuji, montagne idéale et la montagne profane de déchets post-Fukushima. Les analogies horizontales et thématiques sont riches et permettent d’envisager un nouvel angle de réflexion, celui de la dimension symbolique.C’est ce même point d’entrée que l’on retrouve dans le travail de Céline Burnand. Dans le cadre de ses vidéos, l’artiste travaille autour de la question de la représentation du serpent. Dans « But the world is perishable and so is its bliss » l’Egypte devient son décor pour filmer des rituels soufis. Le rapport qu’elle y décrit montre l’ambivalence entre la vision dichotomique humain/nature et sa symbiose possible.

Comme décrit par Philippe Descola dans ses quatre ontologies, le naturalisme crée une discontinuité entre humain et non-humain. Quelles sont alors les stratégies de résistance visuelles, conceptuelles, pratiques face à une modernité qui croit (semble) avoir tout emporté (fractionné) sur son passage? Dénaturaliser la nature pour lui redonner un statut à part entière, est-ce là que demeure l’enjeu écologique ?

Pour découvrir plus en détail l'exposition, un texte de présentation est téléchargeable ici. Le dossier de presse disponible en cliquant ici.

Graphisme : carte blanche à Johanne Roten.

CONVERSATION A L'OCCASION DU FINISSAGE DE TRISTES ANTHROPIQUES

«Tristes Anthropiques : motifs et représentations. Serpents et montagnes, la collection d’images pour dépeindre la nature»

1er Juin, 18h, Unil, Anthropole, hall de l’auditoire 1129

L'enjeu de cette conversation est de réfléchir à plusieurs voix pour comprendre les mécanismes de notre représentation de la nature et ce que cela implique. Dans le cadre des deux films présentés au Cabanon pour l’exposition « Tristes Anthropiques », les artistes ont procédé par métaphore filée. Ainsi, la question de la collection est centrale dans ces deux travaux dans la mesure où elles déclinent un motif fonctionnant comme guide dans leurs histoires. D'une part, Céline Burnand construit un réseau, entrelacé et stratifié d'images et d'autre part, Nina Wiesnagrotzki déconstruit le motif par le langage et les usages culturels de la montagne. Durant cette conversation, les intervenants sont invités par la commissaire Myriam Ziehli, à prendre comme point de départ ces histoires, afin d’élaborer une pensée autour de la question du motif, de la narration qu'il engendre et de notre relation symboliquement construite à la nature. La conversation sera suivie d’une verrée, pour célébrer la fin de notre exposition du semestre de printemps 2017.

Intervenants : 

Aurélien Gamboni, artiste et chercheur basé à Genève, développe une pratique artistique d’investigation. Il a également fait partie du collectif de chercheurs et d'artistes Save as Draft (2010-2012) travaillant sur les représentations du changement climatique. Il contribue actuellement au projet de recherche FNS The Anthropocene Atlas of Geneva (TAAG) de la Haute école d'art et de design–Genève

Laurence Terrier Aliferis, maître-assistante en histoire de l’art médiéval depuis septembre 2014. Son projet doctoral défendu en 2011 est consacré à L’imitation de l’Antiquité dans le style 1200, dirigé par Jean Wirth et financé par le Fonds National Suisse de la recherche scientifique (FNS). Au bénéfice d’un subside Early Postdoc octroyé par le FNS, elle a mené un projet sur « La circulation des modèles aux XIIe et XIIIe siècles » au Centre André Chastel à Paris (2012-2014), dont les résultats lui servent à élaborer sa recherche en cours sur la « Mobilité artistique au début de la période gothique».

WORKSHOP POLE CURATORIAL

28.04 - 29.04.17

Le Cabanon et Wunderkammer s’associent pour proposer un événement sur deux jours à l’espace éphémère Nord9. La notion de rencontre sera au cœur des questionnements. Elle sera thématisée au travers de discussions et de propositions artistiques. L'espace d'art Nord9 comme lieu de rencontres sera à la fois discuté, théâtralisé et expérimenté.

Avec Nicolas Brulhart, Federica Martini, Sylvain Menétrey, Iseult Perrault, Gina Proenza et Nicolas Raufaste. Sur une invitation de Natacha Isoz et Julie Lang.

Vendredi 28 avril 2017
14H - 18H
Regards croisés sur une sélection de textes proposés par Federica Martini : discussions, speed dating, bandes sonores au sein des différents espaces conçus par Gina Proenza, Iseult Perrault et Nicolas Raufaste.

Dès 18H Arthur Moscatelli et Callum Ross : DJ Set

Samedi 29 avril 2017
14H - 18H
Regards croisés sur une sélection de textes proposés par Sylvain Ménétrey et Nicolas Brülhart : discussions, speed dating, bandes sonores au sein des différents espaces conçus par Gina Proenza, Iseult Perrault et Nicolas Raufaste.

Bar "Swiss Kanet Index" ouvert en tout temps : Le bar est une installation d'Arthur Moscatelli et Callum Ross : Le concept est simple: Tu payes ta bière en fonction de l’offre et de la demande de Nord9. Au début de l'après-midi toutes les bières sont vendues au même prix. Au fur et à mesure des ventes, tout comme à la bourse, les prix des boissons varient en fonction de l’offre et de la demande. Une micro-économie se crée ainsi, ouvrant la porte à un marché parallèle à échelle humaine.


 
THE CABANON PROJECTthumb_img_2616_1024

Une collaboration entre le CABANON-UNIL et le Laboratoire EAST-EPFL

Le Cabanon-UNIL s’associe au Laboratoire EAST-EPFL pour un projet de pavillon temporaire, inédit dédié à l’art. Ce pavillon est pour le Cabanon un véritable projet académique à but pédagogique. En tant qu’espace d’art universitaire interdisciplinaire et qui réunit les acteurs du monde de l’art local et les étudiants de l’UNIL, ce Pavillon est un espace privilégié pour produire un savoir critique lié aux notions d’espaces et de scénographie. Il représente un deuxième espace d’exposition modulable, qui est essentiel aux expériences curatoriales et autres activités menées par le Cabanon. Expositions, performances, tables rondes et dialogue avec l’architecture et ses matériaux sont des exemples d’événements mis sur pieds par le Cabanon dans ce pavillon.

Pour plus d'informations sur le projet, c'est par ici.

Pavillon momentanément fermé. Stay tuned !

If Not Yet Done (Phase 2)

Une exposition de Vincent Kohler et Davide Cascio proposée par Emilie Bruchez et Natacha Isoz, du 3 octobre au 20 décembre 2013

If Not Yet Done (Phase 2) est le fruit d'une seconde collaboration entre Vincent Kohler, artiste lausannois et Davide Cascio, artiste tessinois, initiée à la Kunsthalle de Lugano en 2012. Leur premier travail commun consiste en une série de vingt-huit estampes s'intitulant Acefalo. Elles ont pour support deux images de bustes acéphales sur lesquelles ont été superposés quatre portraits repris de Jean Arp et de Pablo Picasso. A partir d'un nombre restreint de six formes, les artistes ont cherché à démultiplier les possibilités de composition, produisant un set de planches étonnement varié. A la manière des cubistes, qui établissaient un lien étroit entre bi- dimensionnalité et tri-dimensionnalité, ils ont alors désiré que leur projet prenne forme dans l'espace, d'où l'élaboration d'une seconde étape : If Not Yet Done (Phase 2). Il s'agit de trois grandes sculptures en carton, conçues à partir de portraits de Picasso issus d'Acefalo. Chacune est assemblée de sorte qu'elle se déploie esthétiquement dans l'espace ; sa forme de base ne se laissant pas forcément reconnaître. Questionnant les liens entre socles et oeuvres, ces murs-sculptures sont également le support d'une série de plus petites sculptures en aluminium. Pour chacune de ces dernières, Davide et Vincent ont à nouveau choisi une forme de l'un et l'autre des grands maîtres, une forme à laquelle ils ont donné courbes et ondulations afin qu'elle prenne du volume. Les affiches d'Acefalo sont elles aussi accrochées sur les grandes sculptures, de manière à ce que l'on puisse prendre connaissance de la phase première du projet global. Pour les artistes, le processus de création importe tout autant que les oeuvres finies, c'est pourquoi une impression de non fini se dégage volontairement de l'exposition. Par là, ils affirment leur méthode de travail en tandem : une conception à distance et une réalisation dans l'urgence, laissant dans le flou, jusqu'à l'ultime moment, la forme finale de l'objet.

Agenda

Jeudi 3 octobre 2013, 18:00 Vernissage de l'exposition.

Jeudi 7 novembre 2013, 17:00 Visite déguisée.

Jeudi 12 décembre 2013, 17:00 Rencontre autour de la médiation culturelle.

Publication Akefalos

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