Les décombres de la finitude

Une exposition de Tarik Hayward proposée par Ascanio Cecco du 19 février au 29 mai 2015

Avec Les décombres de la finitude, Tarik Hayward a prévu d’investir Le Cabanon, espace d’exposition pour l’art contemporain situé à l’Université de Lausanne, en intervenant directement sur la construction en bois qui l’occupe et lui donne son nom. Travaillant à partir d’un substrat terreux, l’artiste interroge les rapports entre les éléments de structure, qui donnent à l’objet architectural sa solidité, et la matière organique à laquelle ils sont confrontés.

L’exposition, d’une durée de quatre mois et dont le commissariat est assuré par Ascanio Cecco, donne à voir une œuvre monumentale, sujette à des dialogues constants entre son caractère à la fois stable et évolutif, dans une confrontation des espaces qu’elle évoque et des moments architecturaux auxquels elle renvoie. Ouvrant à un imaginaire futur mais non programmé de l’objet (dé)construit, l’œuvre de Tarik Hayward vit ainsi à la frontière des mondes, entre ruines en devenir et archéologie renversée.

Tarik Hayward, récipiendaire du prix Casimir Reymond, préfigure avec cette installation au Cabanon une intervention sur l’ensemble du campus UNIL. Cette dernière se développera dès le printemps 2015, à l’occasion du second volet monographique de la Triennale UNIL 2013, et se terminera à l’automne 2016.

Marathon de conférences autour de l'art et de la ruine

Dans le cadre de la prochaine exposition de Tarik Hayward au Cabanon, présentée par Ascanio Cecco, une journée de conférence est organisée autour du rapport entre ruine et art contemporain, qui se déroulera le 12 mars 2015, de 16h00 à 18h30 dans l'auditoire 271 du bàtiment Internef, à l’Université de Lausanne.

Il s'agira de réfléchir aux rapports qu'entretiennent les arts plastiques avec la ruine, en abordant la question sous des angles d'approches variés. Les conférenciers ne traiteront pas directement du travail de Tarik Hayward, mais proposeront plutôt un exposé rendant compte, dans un domaine et une époque donnée, du rapport de l'homme, du monde ou de l'art avec la ruine. Chercheurs, conservateurs et artistes fourniront ainsi des éléments de réflexions qui permettent d’éclairer un des aspects du travail de Tarik Hayward au Cabanon, mettant en perspective une problématique qui le traverse. Les participants seront:

Katharina Hohmann, artiste, curatrice et professeur responsable de l’option Construction, art et espaces, de la HEAD – Genève.

Carl Magnusson, Maître-assistant à la Section d’Histoire de l’art de l’Université de Lausanne et spécialiste de la période moderne.

Marius Schaffter , chercheur, performer, danseur, scientifique, dramaturge, acteur et Jérôme Stünzi, peintre, costumier, scénographe et sculpteur.

Diane Scott, rédactrice en chef de la revue Incise, critique dramatique et metteur en scène.

La participation à ce colloque, qui sera suivi d’un apéritif, est gratuite et ouverte à tous.

Consulter le programme de la Marathon de conférences

Workshop autour du livre et l'autoconstruction: Le Cabanon s’invite chez Urgent Paradise

Dans le cadre de l’exposition de Tarik Hayward Les décombres de la finitude, présentée au Cabanon du 20 février au 29 mai, Urgent Paradise accueille Béton Toner Service – un workshop autour du livre et de l’autoconstruction. Pendant trois jours, les commissaires des deux espaces réfléchiront avec l’artiste à la manière dont se produisent et se partagent toute une série de discours liés à la fabrication autonome d’habitats, de pratiques et d’objets donnés. Du savoir au savoir-faire, ou du tuto au manifeste, comment se diffuse « l’autoconstruire » ?

Présentation de morceaux choisis / projections : jeudi 30 avril, 16h-22h..

Infos pratiques:

Urgent Paradise César Roux 14, CH-1005 Lausanne http://www.urgentparadise.ch

En suspens

Une exposition d'Anouchka Pérez proposée par Sophie Rogivue du 6 mars au 30 mai 2014

En Suspens est la première exposition monographique de la jeune artiste suisse Anouchka Pérez, récemment diplômée de l'Ecole Cantonale d'Art du Valais. Son travail s'articule autour de la polysémie et du sens des mots, qu’elle superpose, fragmente et déconstruit. Chaque mot, selon sa complexité et sa définition, est riche d’une certaine puissance visuelle aux yeux de l’artiste. Ainsi, elle renouvelle perpétuellement le potentiel de création de la lettre et du signe, instaurant dans ses oeuvres une tension palpable entre art conceptuel, art minimal, philosophie et poésie.

L’exposition réunit des œuvres monumentales, dont l’impact visuel puissant passe par leur structure à la fois anarchique et minimale. La scénographie est structurée autour de la série de colonnes qui traverse l‘espace du Cabanon pour créer des jeux de symétrie et de perspective. Ainsi, Anouchka Pérez offre un environnement aux dimensions sculpturales qui invite le spectateur à découvrir des énigmes, initiant une réflexion sur les possibilités du langage et sur notre habilité à communiquer. L’artiste ouvre en quelque sorte un nouvel espace de création dédié au signe, le réinvestissant de toute sa puissance significative et graphique.

Agenda

Jeudi 6 mars 2014, 18:00 Vernissage de l'exposition.

Jeudi 3 avril 2014, 17:00 Visite guidée suivie d'une verrée.

Jeudi 8 mai 2014, 17:00 Table ronde autour de la place des pratiques minimales et conceptuelles sur le marché et dans le monde de l’art.

Mercredi 21 mai 2014, 18:00 L’art dans l’espace public, ça sert à quoi ? Table ronde. Plus d'informations.