DANS l'ESPACE LE PAVILLON

Natural History 1% @ The Traverse Pavilion
Mathias Pfund

01.11 - 09.11.2018

Le Cabanon en collaboration avec le Laboratoire EAST de l’EPFL vous présente une exposition de Mathias Pfund. Vernissage le 01 novembre à 17 :00.

L'intervention consiste en l'ajout de deux poignées sur les portes coulissantes du pavillon. Ces dernières, au lieu de permettre une ouverture plus aisée, sont positionnées de telle manière à devenir des butées qui en condamnent l'accès. Pourtant, les portes ne sont pas entièrement closes puisqu'un entrebâillement permet de voir l'architecture intérieure. Les poignées sont deux vertèbres fossilisées issues d'un plésiosaure et d'un ichtyosaure, toutes deux vieilles d'environ 150 millions d'années.
Le Traverse Pavilion est un projet pédagogique de l'Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne meń par les architectes Anja & Martin Fröhlich et des étudiant.e.s de l'EAST (Laboratory of Elementary Architecture and Studies of Type) conjointement avec l'association pour l'art contemporain Le Cabanon. Il s'agit d'un pavillon pensé pour être un espace d'art en plein air réalisé à partir d'éléments recyclés sur le site brutaliste d'Elanco, récemment démoli, à Saint-Aubin (dans le canton de Fribourg). Ce complexe appartenait originellement à Novartis et était dédié à la « branche vétérinaire » du groupe, soit, en d'autres termes, à de l'expérimentation animale.
Partant de l'énoncé du projet (une collaboration entre architectes et artistes), la proposition est pensée comme une intervention critique sur l'architecture du pavillon, rejouant avec distance une stratégie du 1% culturel(1). La fonctionnalité pervertie des poignées ainsi que leur dispositif d'accrochage assuré par les vis inviolables(2) appuient leur charge décorative, et celles-ci deviennent des éléments saillants qui affectent l'économie visuelle de l'extérieur du pavillon.
L'emploi de vertèbres fossilisées ouvre certaines pistes narratives : sur un plan formel tout d'abord, la qualité minérale de ces artefacts dialogue avec celle des portes en béton. Les vertèbres peuvent résonner avec l'expérimentation animale pratiquée sur le site originel ou encore être comprises comme des vanités : l'ancienneté des fossiles est soudainement mise en regard avec celle, nettement plus relative, du béton. Les vertèbres, par excellence, se situent au cœur du dispositif structurel des vertébrés ; cet élément entretient également un rapport intéressant avec la pensée d'un béton architectonique.

(1) Pratique qui impose aux maîtres d'ouvrages publics de consacrer un pour cent du coût de leurs constructions à la commande ou l'acquisition d'une œuvre d'un artiste vivant spécialement conçue pour le bâtiment considéré. Mis en place pour soutenir la création contemporaine et sensibiliser le public, le dispositif répond à des règles spécifiques de passation de la commande publique.
(2) Espace public oblige.

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Agenda :

Vernissage 01.11.2018
Traverse Pavilion, 17 :00



Pour le semestre d’automne, une carte blanche a été confiée à Mathilde Avogadro, étudiante à l’ECAL.

Crédits photographiques : Constance Brosse.


SIMON DEPPIERRAZ AU PAVILLON

15.10 - 29.10.2018

Le Cabanon en collaboration avec le laboratoire EAST de l’EPFL vous présente une exposition de Simon Deppierraz

Le travail de Deppierraz s’inscrit dans un intérêt pour les dualités, pour l’équilibre entre forces opposées et pour les systèmes structurels. Au cours du processus initial de création, l’idée sous-jacente à ses œuvres peut souvent être identifiée au sein des domaines de la physique ou des lois et phénomènes optiques, comme la gravité, le poids des corps et leur relation dans l’espace-temps, ou encore les fréquences créées par les effets optiques. Il développe ensuite ses travaux qui se déclinent en impressions, dessins, sculptures et installations de grandes dimensions. Chacune de ses œuvres est conçue comme un système de précision caractérisé par une tension entre harmonie statique et force énergétique.

L’allégorie du temps suspendu, du gel de l’instant avant l’effondrement, sont des aspects caractéristiques de ses sculptures et installations. Les structures, qui semblent tenir en suspension dans l’air, semblent défier les forces de pesanteur. Quand on se déplace autour de ces œuvres, elles changent constamment d’aspect géométrique, ce qui révèle un autre aspect du travail de Deppierraz : le jeu avec des effets optiques et avec les erreurs de perception, que l’on retrouve également dans ses dessins et impressions.

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Agenda :
Vernissage 15.10.18
Traverse Pavilion, 19:15


Pour le semestre d’automne, une carte blanche a été confiée à Mathilde Avogadro, étudiante à l’ECAL.

Crédits photographiques : Laurent Fiorentino, ECAL.


DANS l'ESPACE LE PAVILLON

Circuit & Le Freistilmuseum au Pavillon

28.09 - 18.10.2018

Une proposition de Circuit et Jean-Rodolphe Petter. Vernissage le 28 septembre à 18:00.

« Si le Freistil cherche à redessiner les frontières entre les différents champs visuels tout en travaillant à les mettre perpétuellement en résonance » selon les mots de Julie Enckell Julliard, il témoigne également d'une "création permanente" au sens de Robert Filliou. Apparue à la fin des années septante, réactivée en 1998 et invoquée ponctuellement depuis, cette entité, initiée par un groupe d'artistes suisses allemands, a croisé le chemin de Circuit à Lausanne une vingtaine d'année plus tard. Anti-art, anti-musée, le Freistil est un dispositif tant conceptuel que matériel archivant des collections d'objets anthropologiques - ou plutôt des documents quelconques rassemblés par des individus selon un protocole défini. Rejetant la signature et la fétichisation de l'objet, le Freistilmuseum a eu et poursuit son intention de détourner les préoccupations mercantiles et de valeur engendrées par la sur-monétisation de l'oeuvre d'art. Par cela, les objets présentés sont une "sculpture" performant l'exposition. Invoqué dans un contexte particulier, le Freistilmuseum intègre les problématiques de son architecture temporaire pour en fournir une nouvelle lecture autant critique, humoristique que sémiotique. C'est sous l'égide impersonnelle du Freistil que des collections privées devenues publiques sont rendues accessibles au spectateur-trice, afin de construire, au fil des interventions de ce "musée au libre style", une archive protéiforme de son expérience.

Pour son entrée au Traverse Pavilion, le Freistilmuseum présente une série de documents et un mur bicolore blanc et vert* composé de papiers rangés dans des chemises en plastique pour classeurs fédéraux. Traverse Pavilion est une architecture expérimentale développée à partir de matériaux ayant vécu une première vie dans des complexes industriels à Saint-Aubin (Fribourg). Sélectionnés puis réagencés, ces matériaux forment désormais un pavillon éphémère dédié à l'art contemporain sur le campus de l'Université de Lausanne (Unil). En réaction à cela, le Freistil ré-active des objets aux passés multiples tout en faisant écho aux formes architecturales que ce type de construction peut adopter. Cet ensemble de documents exposés aux intempéries, sera conservé dans un classeur au terme des deux semaines d’exposition. L’archive inédite ainsi produite témoignera de l’architecture même du pavillon, de sa participation à l'altération du contenu présenté et de ce nouvel état. »

Jean-Rodolphe Petter


*Ces couleurs rappellent celles des murs d’un des locaux investis par Circuit dans les années 2000, Passage de Montriond 14, Lausanne

Visuel : LE FREISTILMUSEUM, The Bottle house, Rhyolite, Nevada, 1926, Death Valley Automobile Trip, the Online Archive of California, http://www.oac.cdlib.org


DÉBUT

18.09 - 27.09.2018

« début » est une exposition en collaboration avec le collectif anthropie.art.

« Tout droit jailli du bad brain d’anthropie.art, début est un acte de langage unique, un non-lieu expressif, un proto-poème dans lequel l’univers raconte sa propre histoire, de la formation de l’espace-temps jusqu’à l’ère post-humaine. Dans cette odyssée sans romantisme, juste un vertige : le jeu complexe des nécessités, l’architecture causale de la matière qui construit, –irrémédiablement et sans erreur – chaque journée depuis le début des temps. début est intégralement accessible sur la plateforme du collectif d’écriture anthropie.art

Adapté du texte et lauréate du Prix Adresse Inconnue 2018, début plastique est une installation qui se donne à lire. Comme les autres projets du collectif, l’investissement du Cabanon constitue une proposition pour la littérature actuelle, une sortie possible du texte vers un au-delà. Qu’il s’agisse de quelques mots ou de pages entières, début se fragmente, essaie de rééxister sur des bâches, des drapeaux, des nappes, des sons, des lumières ou des vidéos. »

© anthropie.art

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Evènement dans le cadre de « début » :

Soirée performance, 27 septembre 2018, dès 18:00, Espace du Cabanon


Crédits photographiques : Laurent Fiorentino, ECAL.


GHOSTS FEVER
Xénia Laffely

11.06. - 06.07.18

À travers la création d’une série de tapis imprimés, Xénia Laffely imagine un espace proche d’un cimetière où les fantômes d’un matrimoine invisibilisé et silencé pourraient s’élever de leurs tombes pour venir accomplir leurs destinées inachevées – tout en faisant changer la peur de camp.
Le tapis, objet domestique par excellence sur lequel on marche, est ici utilisé comme intermédiaire magique pour invoquer ces figures que l’on ne connaîtra jamais pleinement. Dépassant une dichotomie basique qui voudrait que les pièces artistiques soient des objets intouchables contrairement aux objets du quotidien, Xénia Laffely tente de créer des lieux à la frontière entre l’exposition et l’espace de vie. Ainsi les tapis sont tout à la fois des supports d’images mais restent accessibles au contact charnel et aux offrandes et participent ainsi à la création d’un espace narratif et visuel.

Avec lors du vernissage le 11 juin, la performance DOING HER - the slur edition de Valérie Reding, accompagnée musicalement de Tropikahl Pussy : Au croisement de la performance, de la danse et de la photographie, Valérie Reding questionne les normes et les stéréotypes de genre, d’identités et de sexualités. Au Cabanon, elle vient présenter la performance participative DOING HER – the slur edition. Comme dans un shooting photographique, le participant se trouve face au corps de la performeuse qui devient pour l’occasion un lieu de construction et de déconstruction. Ensemble, ils réfléchissent et jouent sur la notion de l’injure.

Vernissage le 11 juin, dès 18:15, dans l'espace du Cabanon.

Visuel : © Xénia Laffely


Pour le graphisme du semestre de printemps, une carte blanche a été confiée à Tina Gabriel, étudiante à l’ECAL.

Crédits photographiques : Valentin Woeffray, ECAL.







Évènement hors les murs

Club Sandwich feat Le Cabanon

08.07.18. 23:00 - 5:00 Le Romandie

En collaboration avec le Centre en Etudes Genre de l’UNIL, Le Cabanon - un espace pour l'art contemporain à l’Université de Lausanne – et le collectif QULT vous proposent une soirée autour de l’énergie féminine. La scène a été confiée à des artistes de rêves de la région ! Vous découvrirez une performance de Charlotte Nagel, éclectique actrice autodidacte, connue comme électron libre de l’art vivant Lausannois, précédée d’un warm-up de la déesse du R’n’B Ella Soto, chanteuse, productrice, et autrice-compositrice, pour terminer avec les DJs magiques Garancina et Mânaa qui vous feront danser jusqu’au bout de la nuit. Last but not least, en lien avec l’exposition du Cabanon, des visuels présentant des travaux de Xenia Laffely et Maëlle Gross vous en mettront plein la vue.

Charlotte Nagel (CH) live perfo - Variété sentimentale féministe / Empowering performance
Ella Soto (CH) dj set - Future R'n'B mainstream / Sons Avant-gardistes / Beats Latinos
Garancina + Mânaa (CH) dj set -Digital dancehall / Miami bass / Ghetto house / Oriental beats / Techno

Entrée 12.- / Plastinium 5.-

The gaze is on us : what is the situation here ?
Maëlle Gross

Une proposition de Marie Jolliet
07.06. - 06.07.18

L’artiste suisse Maëlle Gross investi le Cabanon avec l'exposition The gaze is on us : what is the situation here ? Elle questionne la place du regard féminin en se basant sur le travail de Laura Mulvey sur la construction des rapports de domination homme-femme et l’objectification dans la construction narrative. L’univers de l’artiste s’inspire également d’une mythologique New-Age essentiellement féminin développée dans les années 80 et se fascinant pour la planète Sirius. A travers une vidéo inédite et une installation immersive, l’artiste imagine un voyage vers une autre galaxie, qui nous extrait autant géographiquement que linguistiquement de notre monde patriarcal.

Vernissage le 7 juin, dès 18:00. Avec la performance This is your Captain et le dj set de Simon Acevedo : En résonance avec la pièce vidéo inédite, co-produite par le FCAC, présentée au Cabanon, la performance This is your Captain est née d’une collaboration entre Maëlle Gross et Simon Acevedo. La voix de cette dernière est posée par couche pour en créer un son à partir de son vocal, uniquement inspiré de la langue Láadan ou encore du Light Language. Le texte est inspiré de l’artiste expérimentale, Laurie Anderson. Un texte performé par Valentine Mottaz.

Visuel : © Maëlle Gross


Pour le graphisme du semestre de printemps, une carte blanche a été confiée à Tina Gabriel, étudiante à l’ECAL.

Crédits photographiques : Valentin Woeffray, ECAL

LE PLUS PROFOND C'EST LA PEAU

19.04 - 31.05.2018


Une proposition de Clarissa Fornara
Avec des oeuvres de Lucie Cellier, Carine Chrast, Sara Faustino, Natacha Todeschini, Jessica Voelke et Maria Fernanda Ordoñez

Le Cabanon a le plaisir de vous présenter sa nouvelle exposition : «Le plus profond, c'est la peau». Proposée et commissariée par Clarissa Fornara, ce projet présentera les œuvres de Lucie Cellier, Carine Chrast, Sara Faustino, Natacha Todeschini, Jessica Voelke et Maria Fernanda Ordoñez. «Le plus profond, c’est la peau» est une réflexion autour de la perception rendant compte de la multiplicité de points de vue qu’engendre une œuvre d’art au public. Cette exposition, réunissant six jeunes artistes de la région offre au spectateur un cadre pour interroger la relation qu’il entretient avec ce qui l’entoure et les images qu’il approche ; l’emmenant ainsi au-delà de sa première impression. Différents travaux de natures multiples habiteront l’espace du Cabanon et questionneront les conceptions de la perception à travers l’espace. «Le plus profond, c’est la peau» invite le spectateur à reconsidérer son rapport à l’œuvre d'art.

Pour le graphisme du semestre, une carte blanche a été confiée à Tina Gabriel, étudiante à l’ECAL.


NON-ENTREE EN MATIERE

12.03.18 - 24.03.18


«non-entrée en matière» est une exposition en collaboration avec le collectif R, dans le cadre des Printemps de la poésie. L'exposition est en accès libre, du lundi au vendredi de 8:00 à 19:00 et le samedi de 10:00 à 18:00.

Lorsque l’administration de l’État se heurte aux parcours de vie des personnes demandeuses d’asile, on assiste à une violence froide. L’exposition présentée dans l’espace du Cabanon, en collaboration avec le Collectif R dans le cadre des Printemps de la Poésie 2018, propose de découvrir une trace du processus de marginalisation mis en place par le système étatique. Sur les murs en béton, une poésie administrative se donne à lire et entre en conflit avec des témoignages, visibles à l’intérieur du cabanon en bois. Au sein de l’espace, une pièce sonore « If you knew » proposée par Virginie Jordan (ECAV, www.jordandesign.ch), prolonge le dialogue. Le dispositif d’installation propose deux écoutes, un échange d’histoires, de mésaventures entre deux femmes demandeuses d'asile. Ces mots, incompris par la barrière de la langue, nous touchent malgré cela et nous transpercent autrement. Au fond, une question se pose : si vous saviez, feriez-vous quelque chose ? «non-entrée en matière» propose une lecture de l'aliénation subie par les personnes migrantes.

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Prochain évènement à venir dans le cadre de «non-entrée en matière»

19 mars 2018, dès 17:30, Espace du Cabanon

Soirée autour des accords de Dublin et de la poésie présentée en trois parties : premièrement, une conférence d'Ibrahim Soysüren (Post-doctorant de l'institut de sociologie de l'UNINE) sur les accords de Dublin, suivie par une performance d'Alain Freudiger (Écrivain et performeur) qui entrera en résonance avec la conférence. Finalement, une table ronde éclair, modérée par Colin Pahlisch (Doctorant de la section de français de l'UNIL) avec Ibrahim Soysüren, Alain Freudiger et Gilles Merminod (Doctorant de la section linguistique de l'UNIL), viendra clore la soirée.



Crédits photographiques : Valentin Woeffray, ECAL

Visuel : Collectif R, http://www.desobeissons.ch/vues-du-terrain/

Remerciements : Tarik Hayward, Joséphine Lemaire et Matthieu Stephan.


PASTICCIO

19.02 – 04.03

Une exposition présentant le travail de Guillaume Pilet

Suite à sa performance DREAM A little DRAMA au Musée cantonal des Beaux-Arts de Lausanne, Guillaume Pilet propose, en collaboration avec le Cabanon, PASTICCIO. Telle une rétrospective, l’exposition réunit pour la première fois au sein d’un même espace les éléments visuels de ses performances. Ces traces interrogent d’une part la pluralité formelle de l’œuvre de l’artiste et d’autre part le statut de ces objets, temporellement liés à une action passée. En parallèle, un fanzine, conçu par l’artiste et les membres du Cabanon, sera présenté dans l’espace d’exposition.




Prochain évènement à venir dans le cadre de PASTICCIO

1er mars 2018, 17:30, Espace du Cabanon
Discussion « Sur les traces de la performance»
Modérée par Eleonora Del Duca et Jean-Rodolphe Petter
Intervenants : Madeleine Amsler, Sarah Burkhalter, Anne Sylvie Henchoz et Julie Lang

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Visuel : Guillaume Pilet, Instrumentarium, 2015, courtoisie de l'artiste.
Pour le graphisme du semestre de printemps, une carte blanche a été confiée à Tina Gabriel, étudiante à l’ECAL
Crédits photographiques : Gohan Keller, ECAL


A.N.T.

20.09 – 20.12.17

Object Oriented Oficina
composé de Pietro Alberti, Florian Amoser et Lison Christe
Proposition de Anne-Sophie Capré et Caroline Gilliard

Au sein du bâtiment de l’Anthropole qui célèbre en cette année 2017 son 30ème anniversaire, cette exposition propose une réflexion autour du rapport entre le numérique, la circulation du savoir qu’il engendre et la place qu’occupe l’individu dans ce processus : lorsque les technologies se développent jusqu’à faire partie intégrante de l’ensemble de notre société, quels rapports entretiennent-elles avec la transmission de connaissances ? Que disent-elles de l'individu et quelles peuvent être les réponses de ce dernier face à un processus qui dépasse parfois son entendement ?

L'installation est en marche toutes les premières 15 minutes de chaque heure, de 9h à 19h.

Crédits photo : Florian Amoser



FINISSAGE - Projection d'images et verrée

Mercredi 20 décembre à 18h dans l'Espace du Cabanon

Tout au long du semestre, A.N.T. et son œuvre interactive conçue par le collectif Object Oriented Officina proposaient une réflexion autour du rapport entre le numérique, la circulation du savoir qu’il engendre et la place qu’occupe l’individu dans ce processus. A l'occasion du finissage, une projection d'images réalisées au cours de l'exposition aura lieu. Cet événement sera accompagné d’un apéritif. Nous nous réjouissons de vous y voir !



TABLE RONDE
- Technologies numériques et nouveaux «regards»

Jeudi 9 novembre à 17h30 dans l'espace du Cabanon

Au travers d’une installation pensée expressément pour le Cabanon, l’exposition A.N.T. explore la manière dont la technologie semble investir, de façon toujours plus profonde, notre quotidien. L’installation exécutée par le collectif Objected Oriented Oficina nous immerge au sein d’un mouvement particulier : celui de la dématérialisation du savoir à travers la prolifération d’informations et d’images émanant du monde numérique.

En écho à cette exposition, la table ronde de ce semestre sera l’occasion d’interroger les relations entre arts et technologies ainsi que la manière dont les outils numériques imprègnent aujourd’hui notre culture visuelle. Nous nous intéresserons à la façon dont l’art contemporain intègre ces nouvelles techniques de production et de diffusion, ainsi qu’aux mécanismes par lesquels ce dernier, au sein de l’ubiquité croissante des moyens technologiques, parvient non seulement à s’adapter mais également à développer un langage permettant de redéfinir le cadre du régime de visibilité dans lequel il s’inscrit.

Les intervenant·e·s – Loïc Baboulaz (ARTMYN SA), Carole Maigné (Unil), Melissa Rérat (Unine) et Manuel Sigrist (Musée de l’Élysée) – vont aborder cette thématique d’un point de vue autant technique, esthétique que philosophique. Cette table ronde, dont la médiation sera assurée par Samuel Schellenberg (Le Courrier), approfondira donc, à travers le regard des intervenants, l’une des thématiques principale de cette exposition : les relations entre images, numérique et art contemporain. 

Loïc Baboulaz est titulaire d’un Master en Systèmes de communication de l’École polytechnique fédérale de Lausanne et d’un Doctorat de l’Imperial College London. Il a travaillé de 2012 à 2016 sur le projet eFacsimile (Google Focus Research Award) au sein du Laboratoire de Communications Audiovisuelles (EPFL). Loïc Baboulaz est également co-fondateur de ARTMYN, plateforme de numérisation des œuvres d’art ayant développé un scanner permettant de décrire les œuvres d’art dans leurs moindres détails, grâce à de nombreuses prises de vues photographiques de haute résolution, réalisées sous de multiples angles.

Carole Maigné a été nommée à la chaire de philosophie générale et systématique à l’Université de Lausanne et a pris ses fonctions en février 2015. Carole Maigné a été maître de conférences en philosophie à l’Université de Caen, puis à l’Université Paris-Sorbonne. Elle est membre honoraire de l’Institut universitaire de France. Ses recherches portent sur les philosophies allemande et autrichienne des 19e et 20e siècles. Elle s’intéresse tout particulièrement à la philosophie de la culture, à l’esthétique et à la philosophie de l’art.

Melissa Rérat, titulaire d'un Master ès lettres de l'Université de Lausanne, est adjointe à la direction du MA MS à l'Institut d'histoire de l'art et de muséologie. Elle est en charge de l'administration des stages, du suivi et du contrôle des conventions actuelles, de l'entretien et développement des relations avec le monde muséal et de la mise à jour du guide des études et du stage. Elle donne également un enseignement dans le cadre du Bachelor "Nouveaux médias" et dirige le cours de la formation continue "Promouvoir une institution culturelle" en collaboration avec le responsable académique, Monsieur Thomas Schmutz.

Manuel Sigrist, durant ses études universitaires en Lettres, commence à travailler comme stagiaire pour le Musée de l’Elysée. Aujourd’hui chargé de projet web et nouveaux médias au sein de ce même musée, Manuel Sigrist a pour principale mission de créer un réseau autour du musée, afin de développer son identité et la diffusion de ses activités. Une partie de cette fonction est axée sur le web : gestion et développement des sites, stratégie web, réseaux sociaux, veille technologique et mise en place de partenariats.

Samuel Schellenberg, titulaire d'un Master ès lettres de l'Université de Lausanne, est journaliste, responsable de la rubrique culturelle et critique d'art au sein du quotidien intitulé Le Courrier.



VISITE GUIDEE - jeudi 5 octobre à 17H00 dans l'espace du Cabanon

Visite guidée de l'exposition A.N.T. : Les commissaires d’exposition Anne-Sophie Capré et Caroline Gilliard y présenteront l'oeuvre interactive du collectif Object Oriented Oficina, en présence des artistes Pietro Alberti, Florian Amoser et Lison Christe.

VERNISSAGE - mercredi 20 septembre à 18h dans l'espace du Cabanon

La démocratisation des savoirs et la quantité exponentielle d’information auxquelles notre regard et notre attention sont de nos jours sans cesse soumis, modifient et reconfigurent notre rapport avec le réel. Dans un monde numérique au sein duquel les distances spatio-temporelles s’écroulent et alors même que l’instantéisme du « clic » se renforce, l’information inonde notre perception en circulant toujours plus loin, toujours plus vite, en un accès presque illimité.

En devenant ainsi une véritable extension de l’être, les ressources mises à notre disposition à travers la technologie paraissent restructurer peu à peu notre existence au monde. Or, cet œil nouveau, qui s’offre à nous par l’intermédiaire du virtuel, n’est pas sans conséquences : s’il se donne comme objet de connaissance, il nous oblige également à nous redéfinir sans cesse au travers de l’écran. Dès lors, cette influence du numérique sur notre perception est une problématique nécessaire à inclure au débat actuel, puisqu’elle se situe au cœur d’un processus de redéfinition de l’individu et de la société.

Les photos du vernissage sont à voir ici !

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Visuel : Guillaume Pilet, Dream a Little Drama, 2017. Performance à Primary, Nottingham / Crédit photo: Reece Straw

Le Cabanon X mcb-a , «DREAM A Little DRAMA» une performance de Guillaume Pilet - Novembre 2017

Jeudi 30 novembre 2017, de 19h à 21h, au mcb-a

Le Cabanon et le Musée cantonal des Beaux-Arts s'associent pour vous présenter «DREAM A Little DRAMA», une performance de Guillaume Pilet dans le cadre de son exposition BIOPIC (Prix Buchet 2017).

En lien avec l’exposition BIOPIC présentée au Musée jusqu’au 28 janvier 2018, Guillaume Pilet, lauréat du prix Buchet 2017, réalise sa performance «DREAM A Little DRAMA», créée lors d’une résidence à Primary, Nottingham (GB) en juillet 2017. L’artiste y mêle références à l’histoire personnelle, à l’histoire de l’art et à la culture populaire pour dérouler le récit de sa vie d’artiste sous forme de défilé fictif. Dans un décor monumental réalisé pour l’occasion, qui convoque aussi bien la peinture abstraite que le folklore vernaculaire, les reliques de l’enfance que la culture savante, Guillaume Pilet rejoue par l’intermédiaire d’un performeur qui lui sert d’alter ego la question de sa propre identité – de peintre, et de relecteur critique de l’acte de peindre lui-même. En parallèle à cette performance, Guillaume Pilet vernira sa première monographie «I WAS BORN TO BE DRAMATIC». Une suite est prévue prochainement dans l'Espace du Cabanon.

Vues de l’exposition, 2017. Musée cantonal des Beaux-Arts, Etienne Malapert