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| RIFUGI |

L’exposition collective du semestre d’automne 2016 présente les travaux d’Andrei Dragoi (photographe), Christine Matthey-Isperian (artiste plasticienne), Pier Giorgio De Pinto (artiste plasticien), Tristan Savoy (artiste plasticien), Adina Secrétan (metteure en scène, performeuse) et Mazyar Zarandar (artiste plasticien, graphiste).

Le projet Rifugi a pour volonté de questionner la notion de refuge, afin de comprendre les différentes perceptions qui en découlent. Désignant un abri, le refuge devient le symbole d’un lieu, d’un espace matériel ou immatériel, qui répond à un besoin de protection. Mais à quoi cette forme de protection physique et/ ou morale se réfère-t-elle ? Deux réflexions vont ainsi, avec Rifugi, se rencontrer et s’entremêler : la première est politique et sociale, alors que la deuxième explore l’objet du refuge en tant que tel.

Dans l’espace du Cabanon, Andrei Dragoi, Christine Matthey-Isperian, Pier Giorgio De Pinto et Tristan Savoy déploient chacun un dispositif qui leur est propre et tentent, à leur manière, de répondre à ces problématiques actuelles. Quant aux travaux d’Adina Secrétan et de Mazyar Zarandar, ils prennent place dans le Pavillon – un nouvel espace éphémère conçu en collaboration avec le laboratoire EAST-EPFL – qui se trouve en face de la Grange de Dorigny.

Le pavillon fait écho au concept de Rifugi, en ouvrant un nouvel espace de discussion et d’échange – en dehors des murs de l’université – et en questionnant le rôle de l’art contemporain.

Dossier de presse disponible en cliquant ici.
Graphisme : Carte Blanche à Chloé Pannatier, jeune diplômée de l'ECAL

| VISITE GUIDEE de l'exposition le jeudi 27 octobre à 17H00 dans l'espace du Cabanon. |


Avec une intervention de l’association Sharivari

Alors que certain.e.s artistes de l’exposition Rifugi se sont d’abord attachés à l’objet refuge au sens architectural, pour d’autres, la réflexion part d’un questionnement social et politique. Ces deux lignes de réflexion s’entremêlent, se rejoignent et se côtoient, tant au sein même du travail de chaque artiste que dans l’exposition grâce à son format collectif. Ainsi, de ces œuvres photographiques, installatives ou performatives et de leur réunion, le rôle de l’art - dans la mise en exergue d’une situation problématique - est également questionné. En écho à l’exposition, cette table ronde sera l’occasion d’interroger la notion de “refuge“ sous ses aspects les plus divers. Dans l’idée de prolonger la réflexion instiguée par les six artistes, les intervenants – Justine Boillat, Annabel Glauser, Christine Matthey-Isperian, Gaële Goastellec et l’association Sharivari - vont également aborder ce thème d’un point de vue socio-politique et culturel. Issus de champs et de parcours différents, mais tous activement engagés, les intervenants permettront de donner une véritable portée critique à l’exposition.

Quelles sont les limites d’une exposition qui explore une thématique politiquement engagée et quelles sont les possibilités qu’ouvre ce type d’exposition au sein du milieu universitaire ? Comment susciter une nouvelle forme de réflexion auprès du public, avec une thématique actuelle et politisée mais totalement saturée médiatiquement ? C’est autour de ces questions que le Cabanon vous propose de discuter, de réfléchir et de débattre à l’occasion d’une table ronde modérée par Florence Grivel.

Justine Boillat
Justine Boillat, après avoir obtenu un Bachelor en anthropologie sociale à l’Université de Fribourg (UNIFR), poursuit désormais ses études de Master en affaires internationales à l’Institut des Hautes Etudes Internationales et du Développement (IHEID) à Genève. En janvier 2016, elle s’est rendue sur l’île grecque de Lesbos et a travaillé comme volontaire dans un camp d’accueil de migrant.e.s, en rejoignant les côtes grecques depuis la Turquie. L’été suivant, elle est partie au Liban et a travaillé avec une ONG soutenant les réfugié.e.s syriens vivant sur la plaine de la Bekaa. Elle s’engage aussi auprès des réfugié.e.s, requérant.e.s d’asile et migrant.e.s à Genève, à travers l’Initiative Migration, une association estudiantine qu’elle a co-fondée à son retour de Lesbos.

Annabel Glauser
Après des études en Lettres à l’Université de Lausanne (UNIL), le parcours d’Annabel Glauser a pris un tournant principalement politique. Elle a travaillé plus de trois ans dans le milieu syndical pour ensuite réorienter sa carrière professionnelle vers la culture, tout en gardant une activité militante en dehors de son travail. Actuellement, elle est chargée de production au far°, festival des arts vivants à Nyon. Depuis mars 2015, lors de l’ouverture du Refuge dans la salle de paroisse de Saint-Laurent, elle s’est engagée activement dans le Collectif R, qui cherche à faire stopper l’application des accords de Dublin dans le canton de Vaud (et au-delà si possible) et qui protège des demandeur.euse.s d’asile menacé.e.s de renvoi dans le cadre de ces accords.

Christine Matthey-Isperian
Née en Suisse de parents franco-suisses et d’origine arménienne, Christine Matthey- Isperian baigne dans un milieu pluriculturel à la croisée de l’Orient et de l’Occident. Diplômée de l’Ecole d’Art de Lausanne en 1987, elle pratique d’abord le métier de graphiste pour des institutions culturelles comme le Prix de Lausanne de danse, le Ballet Béjart Lausanne et l’Orchestre de Chambre de Lausanne. Dès 2014, elle se consacre exclusivement à sa production plastique. Durant la même année, elle expose à la galerie lausannoise Richterbuxtorf (octobre 2014), au Musée romain de Vidy (juin 2015) et au CHUV (Centre hospitalier universitaire vaudois) (juillet 2015). Christine Matthey-Isperian voit dans l’art un moyen d’expression et de réflexion sur les questionnements qui lui sont chers, tels que les formes d’exclusion sociale, les phénomènes migratoires et la complexité de nos identités et fait notamment partie du collectif Droit de Rester.

Gaële Goastellec
Gaële Goastellec est actuellement MER en sciences sociales à l’Université de Lausanne. Ses recherches portent notamment sur la migration et les réfugié.e.s, par exemple leur accès à l’éducation. Elle enseigne un cours de Master sur la migration (dans le cadre duquel les étudiant.e.s sont allé.e.s faire des recherches au Refuge à Lausanne) et participe aux différentes activités du groupe UNIL Refuge. Elle est membre du Collectif R à Lausanne.

Modération : Florence Grivel
Florence Grivel, historienne de l’art de formation, a été enseignant à l’Ecole des arts appliqués de Vevey (CEPV), pour devenir ensuite responsable de l’Unité de théorie de l’ECAL (école cantonale d’art, Lausanne) jusqu’en 2004. Depuis 2001, elle travaille comme spécialiste des arts visuels dans divers magazines culturels de la RTS, puis, en parallèle depuis 2009, elle produit et anime les Matinales d’Espace 2. Auteure de scénarios de cinéma, de textes pour la scène théâtrale, de nouvelles et de chroniques, de recettes de cuisine et de différentes fictions (Pulp ! éd. Art&fiction, 2007 ; Fastfridge, éd. Castagnééé, 2009 ; Conquistador, éd. BSN, 2013, Ice&Cream, éd. art&fiction, 2014), elle signe également des textes ou des entretiens d’artistes et conçoit différentes expositions (Poya, François Burland, Musée gruérien de Bulle, 2012; De mèche, Lorna Bornand, Musée gruérien de Bulle, 2015 )

Association Sharivari
Créée par Raphaël Faure et Alexandre Metzener, l’association Sharivari a pour but d’organiser des événements culturels en proposant des projets qui bousculent l’horizon de l’art contemporain, en organisant ainsi des expositions temporaires, des performances, des concerts et des installations, en éditant des travaux d’artistes et en favorisant l’accès à la culture à de multiples publics.
Pour cette table ronde, Sharivari a animé, et anime encore, un atelier d'écriture avec des réfugiés. Certains textes de cet atelier ont été réunis et édités et seront présentés lors de la table ronde. Ils témoignent d'une résistance de la langue (langue-frontière) mais aussi d'un apprivoisement (langue-refuge). En outre, la substance même des textes, par sa banalité, contribue à réduire la distance avec l'autre, celui qui est généralement l'objet de pitié ou de violence.
Une intervention proposée par Raphaël Faure et Valmir Rexhepi, avec la participation de Simon Romang.



| FINISSAGE le jeudi 15 décembre à 18H00 au Pavillon. |
A l'occasion du finissage de l'exposition Rifugi, le Cabanon et l'Espace Saint-Martin invitent MusicForEggplant. Le 15 décembre dès 18H, (Music For) Egg Plant vous concocte un double concert entrecoupé d'une procession en métro : "Le Radeau médusé" !

Première partie : une ré-interprétation des textes de réfugiés anonymes de Banales Rhapsodies - une édition produite par Sharivari dans le cadre de l'exposition Rifugi - sous la forme d’une performance musicale et théâtrale de 30 minutes aux accents de tragédie grecque, prendra place dans le Pavillon (en face de la Grange de Dorigny)

Deuxième partie : un banquet gargantuesque et un open-jam participatif de Egg Plant, ponctué de différentes interventions et participations du public, aura lieu à l'Espace Saint-Martin.
(MusicFor)Eggplant est un collectif de performances sonores et musicales, dont la fonction radicale est de produire et d’enregistrer sans cesse de nouvelles improvisations, cela au sein de dispositifs qui changent à chaque fois, comme un crash test répété selon de multiples variations. Le collectif est né en 2013, à l’initiative de Tristan Savoy et Stephen Ricca, tous deux issus des arts visuels. La formation actuelle compte 8 membres : Jaz Ayling & Tea Tanya, Emile Barret & Paul Barret, Regina Demina et Raphaël Faure qui se répartissent entre Lausanne et Paris. Il s'agit d'étirer la dimension temporelle ; de produire un montage générique continuel ; de commettre des crimes contre les codes et ré-écritures pirates. Sources et interprétations y subissent une dissolution continue. "Balançant entre calques et rhizomes, protocoles et mots d’ordre, entre déconstruction et mouvement global ; entre l’absurde et la Pop, nous plongeons volontiers dans un vortex."


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17H30 dans divers lieux lausannois

La semaine curatoriale consiste en différentes interventions dans une sélection de lieux d'art lausannois, durant lesquelles le concept d’exposition sera questionné. Galerie ou espaces indépendants, leurs fonctionnements respectifs ainsi que leurs enjeux spécifiques seront mis en lumière, qu’il s’agisse de la manière de concevoir l’exposition ou l’art contemporain en général. Par ce biais, c’est le monde de l’art tout entier, ainsi que ses changements actuels qui seront également questionnés.

Lundi 3 octobre : Discussion dans la galerie d’art Forma (Rue de Genève 21, 1003 Lausanne) les galeristes et Myriam Ziehli, artiste et curatrice.

Mardi 4 octobre : Discussion dans l’espace d’art Tunnel/Tunnel (Ancien Abribus, Place du Tunnel, 1005 Lausanne), avec les membres de l’espace.

Mercredi 5 octobre : Intervention dans l’espace d’art Pazioli (Avenue de la gare 34, 1022 Chavannes-près-Renens), proposée par Gina Proenza et Iseult Perrault, étudiantes d’art visuels, ECAL.

Le tout sera modéré par la présidente du Cabanon, Julie Lang.

En collaboration avec Paragone – l’Association des étudiants en histoire de l’art de l’Université de Lausanne

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dès 14H avec la clôture de la vente – et l’apéritif – à 18H30, dans l’espace du Cabanon

Pour la première fois, une vente aux enchères silencieuse au profit de l'association Le Cabanon et de ses activités est organisée. Avec la participation de : Claude Augsburger, Pierre Bonard, Barbara Cardinale, Adrien Chevalley, Cendrine Colin, Guillaume Dénervaud, Lucas Erin, David Gagnebin-de-Bons, Giacomo Galletti, Thomas Koenig, Yannick Lambelet, Julie Magnenat, Léa Meier, Sylvie Mermoud, Michael Rampa, Claudia Renna, Charlotte Stuby, Nadia Tarra, Léonie Vanay, Anne Wannier, Mazyar Zarandar, Nikola Zaric et Renato Zülli.

Graphisme : Carte Blanche à Chloé Pannatier, jeune diplômée de l'ECAL