A.N.T.


20.09 – 20.12.17

Object Oriented Oficina
composé de Pietro Alberti, Florian Amoser et Lison Christe
Proposition de Anne-Sophie Capré et Caroline Gilliard

Au sein du bâtiment de l’Anthropole qui célèbre en cette année 2017 son 30ème anniversaire, cette exposition propose une réflexion autour du rapport entre le numérique, la circulation du savoir qu’il engendre et la place qu’occupe l’individu dans ce processus : lorsque les technologies se développent jusqu’à faire partie intégrante de l’ensemble de notre société, quels rapports entretiennent-elles avec la transmission de connaissances ? Que disent-elles de l'individu et quelles peuvent être les réponses de ce dernier face à un processus qui dépasse parfois son entendement ?

L'installation est en marche toutes les premières 15 minutes de chaque heure, de 9h à 19h.




FINISSAGE - Projection d'images et verrée

Mercredi 20 décembre à 18h dans l'Espace du Cabanon

Tout au long du semestre, A.N.T. et son œuvre interactive conçue par le collectif Object Oriented Officina proposaient une réflexion autour du rapport entre le numérique, la circulation du savoir qu’il engendre et la place qu’occupe l’individu dans ce processus. A l'occasion du finissage, une projection d'images réalisées au cours de l'exposition aura lieu. Cet événement sera accompagné d’un apéritif. Nous nous réjouissons de vous y voir !



TABLE RONDE
- Technologies numériques et nouveaux «regards»

Jeudi 9 novembre à 17h30 dans l'espace du Cabanon

Au travers d’une installation pensée expressément pour le Cabanon, l’exposition A.N.T. explore la manière dont la technologie semble investir, de façon toujours plus profonde, notre quotidien. L’installation exécutée par le collectif Objected Oriented Oficina nous immerge au sein d’un mouvement particulier : celui de la dématérialisation du savoir à travers la prolifération d’informations et d’images émanant du monde numérique.

En écho à cette exposition, la table ronde de ce semestre sera l’occasion d’interroger les relations entre arts et technologies ainsi que la manière dont les outils numériques imprègnent aujourd’hui notre culture visuelle. Nous nous intéresserons à la façon dont l’art contemporain intègre ces nouvelles techniques de production et de diffusion, ainsi qu’aux mécanismes par lesquels ce dernier, au sein de l’ubiquité croissante des moyens technologiques, parvient non seulement à s’adapter mais également à développer un langage permettant de redéfinir le cadre du régime de visibilité dans lequel il s’inscrit.

Les intervenant·e·s – Loïc Baboulaz (ARTMYN SA), Carole Maigné (Unil), Melissa Rérat (Unine) et Manuel Sigrist (Musée de l’Élysée) – vont aborder cette thématique d’un point de vue autant technique, esthétique que philosophique. Cette table ronde, dont la médiation sera assurée par Samuel Schellenberg (Le Courrier), approfondira donc, à travers le regard des intervenants, l’une des thématiques principale de cette exposition : les relations entre images, numérique et art contemporain. 

Loïc Baboulaz est titulaire d’un Master en Systèmes de communication de l’École polytechnique fédérale de Lausanne et d’un Doctorat de l’Imperial College London. Il a travaillé de 2012 à 2016 sur le projet eFacsimile (Google Focus Research Award) au sein du Laboratoire de Communications Audiovisuelles (EPFL). Loïc Baboulaz est également co-fondateur de ARTMYN, plateforme de numérisation des œuvres d’art ayant développé un scanner permettant de décrire les œuvres d’art dans leurs moindres détails, grâce à de nombreuses prises de vues photographiques de haute résolution, réalisées sous de multiples angles.

Carole Maigné a été nommée à la chaire de philosophie générale et systématique à l’Université de Lausanne et a pris ses fonctions en février 2015. Carole Maigné a été maître de conférences en philosophie à l’Université de Caen, puis à l’Université Paris-Sorbonne. Elle est membre honoraire de l’Institut universitaire de France. Ses recherches portent sur les philosophies allemande et autrichienne des 19e et 20e siècles. Elle s’intéresse tout particulièrement à la philosophie de la culture, à l’esthétique et à la philosophie de l’art.

Melissa Rérat, titulaire d'un Master ès lettres de l'Université de Lausanne, est adjointe à la direction du MA MS à l'Institut d'histoire de l'art et de muséologie. Elle est en charge de l'administration des stages, du suivi et du contrôle des conventions actuelles, de l'entretien et développement des relations avec le monde muséal et de la mise à jour du guide des études et du stage. Elle donne également un enseignement dans le cadre du Bachelor "Nouveaux médias" et dirige le cours de la formation continue "Promouvoir une institution culturelle" en collaboration avec le responsable académique, Monsieur Thomas Schmutz.

Manuel Sigrist, durant ses études universitaires en Lettres, commence à travailler comme stagiaire pour le Musée de l’Elysée. Aujourd’hui chargé de projet web et nouveaux médias au sein de ce même musée, Manuel Sigrist a pour principale mission de créer un réseau autour du musée, afin de développer son identité et la diffusion de ses activités. Une partie de cette fonction est axée sur le web : gestion et développement des sites, stratégie web, réseaux sociaux, veille technologique et mise en place de partenariats.

Samuel Schellenberg, titulaire d'un Master ès lettres de l'Université de Lausanne, est journaliste, responsable de la rubrique culturelle et critique d'art au sein du quotidien intitulé Le Courrier.



VISITE GUIDEE - jeudi 5 octobre à 17H00 dans l'espace du Cabanon

Visite guidée de l'exposition A.N.T. : Les commissaires d’exposition Anne-Sophie Capré et Caroline Gilliard y présenteront l'oeuvre interactive du collectif Object Oriented Oficina, en présence des artistes Pietro Alberti, Florian Amoser et Lison Christe.

VERNISSAGE - mercredi 20 septembre à 18h dans l'espace du Cabanon

La démocratisation des savoirs et la quantité exponentielle d’information auxquelles notre regard et notre attention sont de nos jours sans cesse soumis, modifient et reconfigurent notre rapport avec le réel. Dans un monde numérique au sein duquel les distances spatio-temporelles s’écroulent et alors même que l’instantéisme du « clic » se renforce, l’information inonde notre perception en circulant toujours plus loin, toujours plus vite, en un accès presque illimité.

En devenant ainsi une véritable extension de l’être, les ressources mises à notre disposition à travers la technologie paraissent restructurer peu à peu notre existence au monde. Or, cet œil nouveau, qui s’offre à nous par l’intermédiaire du virtuel, n’est pas sans conséquences : s’il se donne comme objet de connaissance, il nous oblige également à nous redéfinir sans cesse au travers de l’écran. Dès lors, cette influence du numérique sur notre perception est une problématique nécessaire à inclure au débat actuel, puisqu’elle se situe au cœur d’un processus de redéfinition de l’individu et de la société.

Les photos du vernissage sont à voir ici !

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Visuel : Guillaume Pilet, Dream a Little Drama, 2017. Performance à Primary, Nottingham / Crédit photo: Reece Straw

Le Cabanon X mcb-a , «DREAM A Little DRAMA» une performance de Guillaume Pilet - Novembre 2017

Jeudi 30 novembre 2017, de 19h à 21h, au mcb-a

Le Cabanon et le Musée cantonal des Beaux-Arts s'associent pour vous présenter «DREAM A Little DRAMA», une performance de Guillaume Pilet dans le cadre de son exposition BIOPIC (Prix Buchet 2017).

En lien avec l’exposition BIOPIC présentée au Musée jusqu’au 28 janvier 2018, Guillaume Pilet, lauréat du prix Buchet 2017, réalise sa performance «DREAM A Little DRAMA», créée lors d’une résidence à Primary, Nottingham (GB) en juillet 2017. L’artiste y mêle références à l’histoire personnelle, à l’histoire de l’art et à la culture populaire pour dérouler le récit de sa vie d’artiste sous forme de défilé fictif. Dans un décor monumental réalisé pour l’occasion, qui convoque aussi bien la peinture abstraite que le folklore vernaculaire, les reliques de l’enfance que la culture savante, Guillaume Pilet rejoue par l’intermédiaire d’un performeur qui lui sert d’alter ego la question de sa propre identité – de peintre, et de relecteur critique de l’acte de peindre lui-même. En parallèle à cette performance, Guillaume Pilet vernira sa première monographie «I WAS BORN TO BE DRAMATIC». Une suite est prévue prochainement dans l'Espace du Cabanon.

Vues de l’exposition, 2017. Musée cantonal des Beaux-Arts, Etienne Malapert