En suspens

Une exposition d’Anouchka Pérez
proposée par Sophie Rogivue
du 6 mars au 30 mai 2014

En Suspens est la première exposition monographique de la jeune artiste suisse Anouchka Pérez, récemment diplômée de l’Ecole Cantonale d’Art du Valais. Son travail s’articule autour de la polysémie et du sens des mots, qu’elle superpose, fragmente et déconstruit. Chaque mot, selon sa complexité et sa définition, est riche d’une certaine puissance visuelle aux yeux de l’artiste. Ainsi, elle renouvelle perpétuellement le potentiel de création de la lettre et du signe, instaurant dans ses oeuvres une tension palpable entre art conceptuel, art minimal, philosophie et poésie.

L’exposition réunit des œuvres monumentales, dont l’impact visuel puissant passe par leur structure à la fois anarchique et minimale. La scénographie est structurée autour de la série de colonnes qui traverse l‘espace du Cabanon pour créer des jeux de symétrie et de perspective. Ainsi, Anouchka Pérez offre un environnement aux dimensions sculpturales qui invite le spectateur à découvrir des énigmes, initiant une réflexion sur les possibilités du langage et sur notre habilité à communiquer. L’artiste ouvre en quelque sorte un nouvel espace de création dédié au signe, le réinvestissant de toute sa puissance significative et graphique.

Agenda

Jeudi 6 mars 2014, 18:00
Vernissage de l’exposition.

Jeudi 3 avril 2014, 17:00
Visite guidée suivie d’une verrée.

Jeudi 8 mai 2014, 17:00
Table ronde autour de la place
des pratiques minimales et conceptuelles
sur le marché et dans le monde de l’art.

Mercredi 21 mai 2014, 18:00
L’art dans l’espace public, ça sert à quoi ?
Table ronde. Plus d’informations.

If Not Yet Done (Phase 2)

Une exposition de Vincent Kohler et Davide Cascio
proposée par Emilie Bruchez et Natacha Isoz,
du 3 octobre au 20 décembre 2013

If Not Yet Done (Phase 2) est le fruit d’une seconde collaboration entre Vincent Kohler, artiste lausannois et Davide Cascio, artiste tessinois, initiée à la Kunsthalle de Lugano en 2012. Leur premier travail commun consiste en une série de vingt-huit estampes s’intitulant Acefalo. Elles ont pour support deux images de bustes acéphales sur lesquelles ont été superposés quatre portraits repris de Jean Arp et de Pablo Picasso. A partir d’un nombre restreint de six formes, les artistes ont cherché à démultiplier les possibilités de composition, produisant un set de planches étonnement varié. A la manière des cubistes, qui établissaient un lien étroit entre bi- dimensionnalité et tri-dimensionnalité, ils ont alors désiré que leur projet prenne forme dans l’espace, d’où l’élaboration d’une seconde étape : If Not Yet Done (Phase 2). Il s’agit de trois grandes sculptures en carton, conçues à partir de portraits de Picasso issus d’Acefalo. Chacune est assemblée de sorte qu’elle se déploie esthétiquement dans l’espace ; sa forme de base ne se laissant pas forcément reconnaître. Questionnant les liens entre socles et oeuvres, ces murs-sculptures sont également le support d’une série de plus petites sculptures en aluminium. Pour chacune de ces dernières, Davide et Vincent ont à nouveau choisi une forme de l’un et l’autre des grands maîtres, une forme à laquelle ils ont donné courbes et ondulations afin qu’elle prenne du volume. Les affiches d’Acefalo sont elles aussi accrochées sur les grandes sculptures, de manière à ce que l’on puisse prendre connaissance de la phase première du projet global. Pour les artistes, le processus de création importe tout autant que les oeuvres finies, c’est pourquoi une impression de non fini se dégage volontairement de l’exposition. Par là, ils affirment leur méthode de travail en tandem : une conception à distance et une réalisation dans l’urgence, laissant dans le flou, jusqu’à l’ultime moment, la forme finale de l’objet.

Agenda

Jeudi 3 octobre 2013, 18:00
Vernissage de l’exposition.

Jeudi 7 novembre 2013, 17:00
Visite déguisée.

Jeudi 12 décembre 2013, 17:00
Rencontre autour de la médiation culturelle.

Publication
Akefalos

Akefalos
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Google images is a new religion

Une exposition de Yannick Lambelet
proposée par Simon Wursten,
du 7 mars au 24 août 2013

Yannick Lambelet est un jeune artiste suisse qui vit et travaille à La Chaux-de-Fonds. Diplômé du Master “European Art Ensemble” en arts visuels de l’écal en 2011, il a depuis effectué diverses résidences, en Finlande (Pro Artibus), au Danemark (Viborg International Billboard Painting Festival) ainsi qu’à Paris (Cité des Arts) et exposé dans plusieurs pays d’Europe.

Son travail majoritairement pictural peut se concevoir comme le résultat de questionnements sur le statut de la peinture figurative contemporaine à une époque où l’image se diffuse essentiellement sous forme numérique, processus réduisant fréquemment la peinture elle-même à l’état d’image numérisée.

Par la mise en relation d’éléments provenant de diverses images trouvées sur internet, Yannick Lambelet joue, dans une posture démiurgique, à décontextualiser et recontextualiser l’image pour mettre en valeur l’idée que celle-ci ne constitue qu’une simple potentialité revêtant une infinité de possibilités interprétatives. Refusant toute hiérarchie entre les images, le jeune artiste semble affirmer par la mise en scène de ces éléments figuratifs et par leur confrontation à des larges aplats de couleurs, fonctionnant comme des réminiscences de l’abstraction, la versatilité absolue de l’image dans son état actuel.

Agenda

Jeudi 7 mars 2013, 18:00
Vernissage de l’exposition avec une performance de Jaz Ayling sur la base d’un texte de Yannick Lambelet.

Jeudi 21 mars 2013, 17:00
Yannick Lambelet et Jacques Bonnard Lien externe : une proposition «rhétorique, sans pédanterie».

Jeudi 25 avril 2013, 17:00
Simon Wursten, commissaire, raconte l’exposition.

Jeudi 23 mai 2013, 17:00
Jeanne-Salomé Rochat, directrice artistique des magazines Sang Bleu Lien externe (tumblr Lien externe) et Novembre Lien externe (tumblr Lien externe), propose une lecture de l’exposition. Avec la participation de Rein Vollenga Lien externe.

Du 22 au 24 août 2013
L’exposition s’inscrit dans le cadre du colloque ASHHA/VKKS 2013; divers événements au programme.

Presence

Une exposition de Caroline Bachmann et Stefan Banz
proposée par Emily Fayet,
du 8 octobre au 21 décembre 2012

QUATRE CABANES POUR UN CABANON

L’exposition Presence, spécialement conçue pour le Cabanon, a comme première volonté de s’adapter au concept ayant donné naissance à cet espace d’exposition. Pour ce faire, Caroline Bachmann et Stefan Banz ont ajouté quatre petites cabanes aux côtés du grand cabanon préexistant, la marque visuelle de l’espace. Le choix du chiffre n’est bien sûr pas anodin, les cinq cabanes abritant une série de cinq sculptures identiques, conçues en 2005 par Caroline Bachmann et éditées à cinq exemplaires par « Edition 5 ». La démultiplication des cabanes et de cet objet aux contours énigmatiques évoque alors une question centrale dans le travail des deux artistes, celle de l’original et de la copie. De plus, l’ensemble interroge le rapport du contenant et de son contenu ; les cabanes, elles-mêmes comprises au sein du grand bâtiment de l’Anthropole, deviennent ainsi à leur tour espace d’exposition.

La sculpture, intitulée Presence, est une adaptation libre d’un objet figurant sur la pochette de l’album Presence de Led Zeppelin (1976). Elle en tire sa forme et son nom, mais représente toutefois une interprétation en trois dimensions de cet objet bidimensionnel. La sculpture, de par sa couleur noire et son aura mystérieuse, évoque également le monolithe de 2001, l’Odyssée de l’espace de Stanley Kubrick (1968). Emplie d’une inquiétante étrangeté émanant de sa forme indéfinie, celle-ci incarne à elle seule le noyau de chaque cabane, identique mais compris dans un espace différent. En effet, de cabane en cabane, l’appréhension visuelle de la sculpture est modifiée compte tenu …

Big

Une exposition d’Hugo Bonamin
proposée par Sarah Muehlebach et Elena Sutter,
du 12 mars au 1er juin 2012

Entièrement consacré à l’artiste franco-suisse Hugo Bonamin, cette exposition touche à l’homme et à son existence. Elle propose une réflexion sur l’humanité face à la démesure et à l’excès. Lorsque l’homme se veut grand (big), comment affronte-t-il les limites imposées par les médias et les espaces structurels qui l’entourent ? Au sein de l’Anthropole, soit d’un bâtiment consacré aux études de Lettres et aux « humanités », ces questions prennent un sens tout particulier.

big est une exposition conçue spécifiquement pour Le Cabanon, tant au niveau de sa forme que de son concept. Elle intègrera les différents médias de l’installation, de la photographie, de la peinture et de l’image en mouvement. Des toiles peintes de très grand format présenteront des portraits de Gandhi, considérés par l’artiste comme des autoportraits. 391 petits portraits réalisés d’après des photographies d’étudiants de l’UNIL composeront une grande fresque représentant un visage à reconnaître – que le visiteur pourra percevoir à travers une lunette astronomique. Parmi d’autres installations interactives, un géant de douze mètres de haut s’imposera au cœur du bâtiment, comme dans un puits de lumière. Elles-mêmes sujettes à la démesure, ces œuvres poseront différentes questions, dont celles du dépassement de soi et de la quête perpétuelle du bonheur.

Qu’est-ce qui est mieux: Jimi Hendrix ou les Pyramides ?

Une exposition de Thomas Koenig
proposée par Brigitte Jaermann,
du 3 octobre au 23 décembre 2011

Artiste impertinent et irrévérencieux, Thomas Koenig expose des œuvres exclusivement prévues pour l’espace du Cabanon. Réparties sur toute la surface du lieu, elles proposent une exploration de l’acte créatif en associant différents moyens d’expression : le dessin, en tant que support numérisé, agrandi ou découpé ; l’installation, afin de repenser l’objet dans des volumes et des formes nouvelles ; la performance, envisagée comme un processus créatif. Usant du ready-made et du sample, puisant des références dans le street art, Thomas Koenig s’amuse à détourner la fonction et la forme des éléments utilisés pour mieux questionner le rapport que nous entretenons avec l’art.

Pour souligner le processus créatif, Le Cabanon est progressivement investi d’œuvres créées à l’occasion de trois performances prévues durant le temps de l’exposition et ouvertes à tout public (3.10, 24.10 et 5.12). Pensées comme des productions de matière et comme des actes créatifs, ces performances sont des créations de Julien Mégroz réalisées par Thomas Koenig, Constance Jaermann et Julien Mégroz, tous deux musiciens. À partir d’un programme musical allant d’un univers brouillé évoluant vers un répertoire plus classique et facile d’accès, Thomas Koenig effectuera des impressions d’encre sur papier en temps réel, sur scène, à côté des musiciens. Les affiches réalisées, placées à l’intérieur du Cabanon à la suite des trois performances, donnent ainsi lieu à une création en train de se faire. Le rapport à la musique est prolongé par une pièce de musique diffusée à l’intérieur de la cabane, spécialement composée pour cette occasion par Julien Mégroz.

L’exposition Qu’est-ce qui est mieux : Jimi Hendrix ou les pyramides ? confronte le visiteur à un questionnement sur l’objet, entre sa forme usuelle et son usage artistique. Son titre place d’emblée le spectateur dans un rapport dialectique entre deux cultures opposées, soulevant des questions sur la hiérarchie et la reconnaissance des cultures artistiques.

Hommages à la matière

Une exposition d’Etienne Krähenbühl
proposée par Davide Nerini,
du 1er mars au 26 mai 2011

L’exposition se compose d’une sélection d’œuvres appartenant à la production de l’artiste suisse Etienne Krähenbühl. Neuf pièces au total sont retenues et disposées selon une logique signifiante : dès les premières réflexions autour du projet destiné au Cabanon, nous avons cherché une muséographie thématisant les enjeux propres au lieu. D’abord, l’architecture articulée et monumentale des espaces, imposant des lignes complexes à la perception spatiale du visiteur, détermine un équilibre difficile entre décor et objet exposé. À ce constat s’ajoute la particularité de l’usager qui conditionne la rencontre avec les objets d’art situés dans un espace défini avant tout comme lieu de passage dénué de tout intérêt autre qu’utilitaire. Le visiteur potentiel ne regardera pas l’objet qui se dresse sur son passage comme une œuvre d’art à questionner et à déchiffrer, mais avant tout comme un objet perturbant sa trajectoire quotidienne. Ainsi, contrairement à ce qui se passe dans un contexte d’exposition ordinaire où l’objet artistique est recherché et attendu par le visiteur, le contact avec l’œuvre se caractérise ici par une certaine méfiance, voire plus communément par un non-regard d’indifférence. Cette dynamique du contact accidentel a orienté de façon déterminante notre choix vers une typologie d’objets désireux de construire un dialogue avec le visiteur à travers dʼautres moyens que la seule contemplation, c’est-à-dire en intervenant de façon efficace et directe sur lʼindividu afin de pouvoir ainsi briser sa traversée stérile du non-lieu premier.

Etienne Krähenbühl investit donc le moment de la rencontre entre le visiteur et l’objet exposé. Ce dernier semble avant tout se définir par cette rencontre, si bien qu’en son absence, il perdrait une partie primordiale de sa raison d’être, voire de sa mission. Dans ce sens, Le Secret de Nemphet Kassateht – sculpture réalisée expressément pour cette exposition – illustre parfaitement ces préoccupations. Ce monolithe en fer corrodé d’environ quatre mètres de hauteur, dynamique et imprévisible, joue avec les proportions monumentales de la colonne. Il s’impose ainsi par sa verticalité tout en surprenant la perception du spectateur par son mouvement horizontal : des centaines de kilos de matière rouillée déploient, dans ce même mouvement, une légèreté qui s’oppose fermement à l’expérience quotidienne. Ainsi, de part ses caractéristiques formelles et son emplacement, l’œuvre interroge sans cesse sa présence dans un espace donné. Elle semble en outre demander à notre œil d’en estimer les dimensions, le poids et l’immobilité. Son emplacement ne fait que renforcer ce sentiment : comme un pilier en fer, elle fait écho à une série de véritables colonnes en béton qui construisent l’espace d’exposition. Cet objet est donc instinctivement associé à une hypothétique fonction structurelle, d’autant plus que ses dimensions et son matériau lourd imposent une certaine monumentalité écrasante. De plus, il fait obstacle au visiteur lorsque, placé à l’intersection des deux espaces majeurs composant la surface de l’exposition, il détourne la fonction première du lieu de transition. Le passage ne se caractérise plus par une traversée stérile, mais il s’entend comme une rencontre. C’est ainsi que Le Secret de Nemphet Kassateht – tout comme le travail d’Etienne Krähenbühl dans son ensemble – s’offre dans une dimension anti-illusionniste. Cette dernière caractéristique est fondamentale pour dépasser la contemplation et atteindre ainsi l’activation du corps du spectateur par le biais du contact haptique. Le regardeur devient ainsi un véritable visiteur pour lequel l’accès à l’œuvre est garanti et encouragé.

Espace(s) féminin(s)

Une exposition de Jen Morris et Elodie Pong
proposée par Ana Catarino Lopes et Melissa Rérat,
du 4 octobre au 24 décembre 2010

L’exposition Espace(s) féminin(s) : Jen Morris, Elodie Pong propose une rencontre entre deux artistes, entre deux médiums, entre différents espaces et entre plusieurs corps. L’art vidéo et la photographie de ces deux artistes y questionnent entre autres la représentation du corps face aux stéréotypes féminins et aux symboles construits par la culture de masse. Les images qui en résultent oscillent entre le registre du spectaculaire et celui de l’intime, jouant des attributs et des matières qui suscitent l’attirance ou la répulsion.

Projetée à l’intérieur du Cabanon fermé à clé, la vidéo de Jen Morris Cheese Louise (2008) oblige le spectateur à s’approcher des fenêtres pour mieux voir les images. Sur les murs en béton, deux séries photographiques liées à cette vidéo soulèvent la question de l’enfermement : Cheese Louise (2008) montre une jeune femme emprise dans un espace hostile, tandis que les coulées blanches du triptyque Cheesus and the Driblets (2010), série photographique spécialement réalisée à l’occasion de l’exposition, présentent volontairement des formes ambiguës.

Dans la vidéo Murder In The Kitchen (2008) d’Elodie Pong, projetée au fond de l’espace à même le mur, l’image d’une Marilyn Monroe s’adresse au spectateur tout en usant d’une gestuelle de cabaret et en prononçant des paroles énigmatiques. Quant à la série des sept stills intitulée Black Boxing (2007), elle laisse entrevoir les contours d’un visage sur un fond noir qui recouvre tant l’arrière-plan que le personnage représenté. En masquant l’identité de la figure, l’obscurité rend possible une approche plus globale de la personne. Peu importe désormais à quel sexe elle appartient, car cet individu incarne l’être humain universel.

Istvan Balogh

Une exposition
proposée par Angela Benza et Alexia Ryf,
du 25 février au 25 juin 2010

Le Cabanon présente deux séries récentes :

Sorties du cadre de la danse, les Suggestions théâtrales, 2010
Réalisées pour cette première exposition, ces grandes photographies sont présentées, en diptyque ou en triptyque, sur les murs adjacents au Cabanon. Le photographe détourne et transpose dans un autre univers les aptitudes gestuelles et chorégraphiques acquises par le danseur. Sorties du cadre de la danse, les Suggestions théâtrales deviennent des successions et des combinaisons de mouvements incohérents en eux-mêmes et dans leur agencement. Des corps, des expressions et des mouvements se confrontent à une incohérence rappelant celle de l’étrange gestuelle documentée par l’Iconographie photographique de la Salpêtrière dans le service du professeur Charcot à la fin du XIXe siècle. L’exposition même de ces pièces crée une tension : comment donner une cohérence à une suite d’incohérences ?

Sur-face, 2007
À l’intérieur du Cabanon, le spectateur se trouve confronté à une série de portraits féminins disposés sur une même ligne parcourant trois parois. Un éclairage froid et uniforme achève de placer ces portraits de femmes sur un pied d’égalité. L’aspect sériel de l’œuvre devient primordial dans l’établissement d’un dialogue entre les portraits et le spectateur. Ce dernier, incapable d’échapper aux regards de ces femmes, ne peut que les fixer. C’est alors que, par d’infimes détails dérangeants, il comprend que le visage auquel il fait face n’est pas celui qu’il attendait. L’inquiétante étrangeté naît d’une dent qui porte la trace d’un rouge à lèvres, d’une asymétrie de fard ou d’une coulure recherchée. La surface du corps devient simple matière et se refuse à livrer le contenu de l’intériorité. L’espace confiné du Cabanon se présente ainsi comme le lieu d’une rencontre privilégiée entre intimité et intimidation.