THANAPORN
SIR TAKI

Une proposition de Sara Artaria
17.10 - 28.11.19

Thanaporn est une exposition immersive, réalisée par l’artiste suisse Sir Taki à partir de 2300 images postées sur le compte Instagram d’une femme, Thanaporn, qui vit à l’autre bout du monde et que l’artiste ne connaît pas.
Proposée et commissariée par Sara Artaria, cette exposition se veut le point de départ d’une réflexion sur le statut de l’image et sa prolifération, notamment sur les réseaux sociaux. Sir Taki nous présente ainsi sa vision personnelle de Thanaporn en une interprétation artistique réalisée à travers ses collages.
Entre sociabilité virtuelle et perception psychologique, l’exposition relate à la fois la synthèse que Sir Taki réalise des images partagées publiquement par Thanaporn et la rencontre humaine d'un artiste et d'une utilisatrice d'Instagram lors d’un évènement exceptionnel dans l'espace du Cabanon.
Sir Taki est particulièrement sensible à l’impact des images dans notre société contemporaine hyperconnectée et surexposée où les photographies de soi et des autres ont une place majeure. Quelle distance peut-il y avoir entre la (re)présentation de soi, consciente ou non, sur les réseaux sociaux et la perception qui en est faite par autrui ?

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How much of a distance exists between the intended and unintended representation of oneself on social media and the way in which it is perceived by others? 
Thanaporn is Swiss artist Sir Taki’s latest immersive exhibition, based on 2300 pictures posted on the Instagram account of a woman named Thanaporn, personally unknown to the artist. Proposed and curated by Sara Artaria, this exhibition is the beginning of a reflection on the status of the image and its proliferation, highlighting its potential impact on our hyperconnected and overexposed society, particularly with regards to social media. 
Sir Taki reveals his personal vision of Thanaporn’s online persona in an artistic reinterpretation created through his collages made from a selection of her pictures.
During a special event at the Cabanon art space, the first real-life encounter of the artist and Thanaporn will take place as a public conversation.



Évènements Thanaporn :

17 octobre 2019 : Vernissage de Thanaporn, Le Cabanon, 18:00

31 octobre 2019 : Rencontre avec Thanaporn et table ronde, 18:00
« Dialogue entre création artistique et statut des images sur les réseaux sociaux »
Cet évènement exceptionnel donnera l'opportunité à Thanaporn de visiter personnellement l’exposition et de découvrir le travail réalisé par Sir Taki à partir de ses images. Ce sera aussi l’occasion pour elle et pour l’artiste de se rencontrer pour la première fois, ce qui donnera lieu à un dialogue enrichissant. Leur discussion se déroulera en anglais dans le cadre d’une table ronde avec d’autres intervenants.

28 novembre 2019 : FAKE, à l’occasion du finissage, 19:00
La danseuse Manuela Bernasconi propose une performance qui résonnera avec l’exposition. Comme le disait bien le personnage d’Agrado dans Tout sur ma mère de Almodóvar : « Une femme est d’autant plus authentique qu’elle ressemble à ce qu’elle a rêvé d’elle-même ».

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Events Thanaporn :

17th October 2019 : Opening of Thanaporn, Le Cabanon, 18:00

31th October 2019 : Meeting with Thanaporn and discussion, 18:00
«Dialogue between artistic work and the status of images on social networks»
This special event will give Thanaporn the opportunity to visit the exhibition in person and discover the work produced by Sir Taki using her images. This event will also allow Thanaporn and the artist to meet for the first time, leading to a dialogue. Their discussion will be attended by other speakers and will be conducted in English in a round table format.

28th November 2019 : FAKE, for the closing of the exhibition, 19:00
The dancer Manuela Bernasconi will offer a performance creating a dialogue with the exhibition. As the character of Agrado used to say in the film All about my mother by Almodóvar: “A woman is all the more authentic the more she resembles what she has dreamed of being”.



Tempo
Miguel Menezes

18.04.19 - 29.05.2019

Sur une proposition du commissaire-étudiant Benjamin Michelet.

Tempo se veut le point de départ d’une réflexion autour de la trace, témoin d’un passé ou écriture d’un présent. Pour entamer ce questionnement, le Cabanon invite Miguel Menezes, artiste dont la démarche oscille entre sculpture, peinture et travail in-situ. En faisant appel à des matériaux bruts et en s’inspirant de formes issues de territoires allant du terrain vague au site archéologique, il puise non seulement son inspiration dans les mouvements du Land Art ou du Minimal Art, mais également dans l’imaginaire de sites mégalithiques et les résurgences formelles révélées par les archéologues. Ces observations deviennent le socle d’une mise à l’épreuve du temps par le plasticien. Avec Tempo, exposition qui durera jusqu’au 29 mai et dont le commissariat d’exposition est assuré par Benjamin Michelet, l’espace du Cabanon devient ainsi le lieu d’un inventaire qui investigue les formes esthétiques et les strates du temps, mais surtout celles de la création. L’artiste y donne à voir une installation qui, par l’intermédiaire de gestes et d’actions simples, confronte espaces et sculptures, fait dialoguer matières et matériaux, dans une démarche créative qui inverse les processus archéologiques habituels.
Avec ses colonnes autant que ses pierres taillées, l’artiste nous invite à questionner les formes du temps dans nos sociétés, la place que nous occupons dans l’univers ou encore les rapports étroits qui nous lient avec les générations passées ou futures.

Pour le graphisme du semestre de printemps, une carte blanche a été confiée à Lucie de Martin, étudiante à l’ECAL.


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CA ARTIFICIEL. L’ÉCRITURE A l’ÉPREUVE DE LA MACHINE
Jérémie Wenger

02.04 - 12.04.2019

Dans le cadre des Printemps de la poésie 2019, Le Cabanon reçoit le travail de l’écrivain suisse Jérémie Wenger.

Une exposition à la fois interactive et immersive, présentant le travail de Jérémie Wenger, écrivain d’origine suisse établi à Londres, qui explore les rapports entre intelligence artificielle et création poétique.
À l’ère du machine learning, où les algorithmes omniprésents inspirent à la fois terreur et fascination, Jérémie Wenger se propose de questionner les possibilités encore inconnues des intelligences artificielles dans le domaine des arts. Cette réflexion le mène à penser des réseaux de neurones programmés à remanier un corpus de texte défini et à enclencher ainsi la naissance de nouveaux mots, détournements conceptuels nommés logismes. Dans cette exposition, le spectateur est invité à activer cette création artificielle poétique sur une base textuelle préexistante. Cette installation interactive qui s’insère dans un espace présentant aussi les travaux personnels de l’écrivain, pousse le regardant à s’interroger sur les frontières parfois poreuses entre la création artistique humaine et la pensée computationnelle.

Le vernissage de l’exposition aura lieu le 2 avril à 17h30.
L’exposition se terminera par une table ronde le 12 avril dès 18h.
Programmation complète sur le site des Printemps de la poésie.


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NEON POP
Cédric Vionnet

21.02 – 21.03.2019

Sur une proposition de la commissaire-étudiante ChloéCordonier.

Véritable hommage au tube luminescent ainsi qu’à sa pratique artisanale, cette exposition présente le travail pointu, varié et original de l’artiste néoniste Cédric Vionnet, établi à Genève. En mettant en lumière le chevauchement entre artisanat et art, elle propose de s’interroger sur les possibilités scénographiques du néon tout en rappelant ses origines urbaines. Le titre fait référence à l’omniprésence du tube lumineux dans la culture populaire actuelle, et pose également la question de ses liens avec le mouvement du pop art : en effet, si le néon est intrinsèquement pop, il a très rarement été utilisé dans le cadre de ce courant.
L’œuvre de Cédric Vionnet, qui allie le tube luminescent à différents matériaux, parfois en collaboration avec d’autres artistes, suggère une analyse des rapports entre néon et pop art de nos jours. Entre les murs bétonnés du Cabanon, qui rappellent subtilement son terreau d’origine, le tube néon prend toute son ampleur, et la visite devient alors une promenade qui questionne les frontières entre quartier urbain et espace d’exposition.


Prochains évènements à venir dans le cadre de NEON POP :

21 février 2019
Vernissage de NEON POP
Espace du Cabanon, 18 :00

21 mars 2019
Finissage de NEON POP, accompagné d’une table ronde « Le positionnement du néon en tant que pratique artisanale dans l’art contemporain et dans l’institution muséale »
Espace du Cabanon, 17 :30


Pour le semestre de printemps, une carte blanche a été confiée à Lucie de Martin, étudiante à l’ECAL.



DANS l'ESPACE LE PAVILLON

Gilles Brusset au Pavillon

Le Cabanon en collaboration avec le Laboratoire EAST vous présente une exposition de Gilles Brusser.
29.11 - 20.12.18

Gilles Brusset travaille à Paris. Il réalise des projets artistiques éphémères ou pérennes par le biais de commandes publiques ou institutionnelles et conduit des maîtrises d’œuvre de jardins et d’espaces publics.
Diplômé des Ecoles d’architecture de Paris Belleville et de paysage de Versailles, il réalise des œuvres qui articulent des champs différentiés (paysages, architectures, urbanismes, ingénierie). Le monde comme œuvre d’art :
Sollicitant une perception sensible, les œuvres s’appréhendent avec simplicité, sans mode d’emploi. Le regard des observateurs est placé au centre du monde physique qui est envisagé comme une vaste sculpture potentielle. Chaque lieu est une œuvre d’art potentielle en dormance, en attente de révélation. Tout en s’affirmant comme des créations originales lisibles, ses œuvres mettent en musique les composantes de leur site d’implantation.
Comme l’écrit le philosophe Gilles A.Tiberghien à propos de la sculpture-paysage de L’enfance du pli (2017) : « une sculpture quand elle devient paysage est une sorte de diapason qui donne le ton à partir de duquel on va l’appréhender ».

Pour plus d'informations sur le travail de Gilles Brusset : http://www.paysarchitectures.com/.

Vernissage le 29 novembre à 18 :00.

Crédits photographiques : Basil Merz.

CHER BOB
Rosanne Kapela

Une proposition de Camille Avellan
L’Antenne x Le Cabanon
04.10 – 20.12.18

A l’occasion des 30 ans de l’Antenne romande de SIK-ISEA, Le Cabanon invite la jeune plasticienne Rosanne Kapela à activer les archives personnelles d’Arthur Jobin (1927-2000) réunies par l’artiste vaudois lui-même. Pionnier de l’abstraction géométrique en Suisse romande, Arthur Jobin – ou « Bob » pour les intimes – s’est illustré par une œuvre protéiforme où le cercle et la courbe jouent un rôle essentiel, se déclinant rituellement comme dans une danse sacrée. A partir de documents conservés à l’Antenne romande, Rosanne Kapela s’inspire du langage chromatique et des techniques d’Arthur Jobin pour proposer une série d’interventions produites spécifiquement pour Le Cabanon, tout en expérimentant des manières de réactiver plastiquement une archive. Cette intervention donnera également lieu à l’édition d’une publication de l’artiste autour d’une sélection des archives photographiques du fonds Arthur Jobin.


4 octobre 2018
Vernissage "CHER BOB", L'Antenne x Le Cabanon, Espace du Cabanon, 18:00

25 octobre 2018
Visite guidée, Le Cabanon, 17 :00
La visite sera guidée par la commissaire d’exposition Camille Avellan en présence des artistes

15 novembre 2018
Table ronde « Réactivation de l’archive à travers les performance et autres productions artistiques », Le Cabanon, 17 :30
Pour plus d’informations concernant la table ronde, merci de consulter le site du Cabanon

20 décembre 2018
Finissage de Cher Bob, Le Cabanon, 18 :00

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Pour le semestre d’automne, une carte blanche a été confiée à Mathilde Avogadro, étudiante à l’ECAL.

Crédits photographiques : Laurent Fiorentino, ECAL.



DANS l'ESPACE LE PAVILLON

BILLY MEETS SILLY
Eric Hattan

Le Cabanon en collaboration avec le laboratoire EAST de l’EPFL vous présente une exposition d’Eric Hattan.
12.11 – 25.11.18

« D'une certaine manière. Parfois, en regardant des situations de rue, je m’interroge : que faut-il encore ajouter, tout est déjà là. Il faut juste porter attention à ce qui existe. Alors je deviens presque jaloux. Les gens font des choses sans se rendre compte, et parfois beaucoup mieux que si l'on commence à réfléchir, à calculer. Ils agissent avec légèreté. Et c'est cette légèreté qui me touche et que j'ai envie d'avoir dans mes travaux. Avec tous les matériaux que j'utilise, j'ai peur de la perdre. »

Extrait de "Eric Hattan en entretien avec Raphaële Jeune", dans Eric Hattan, édition de l’artiste en collaboration avec plattform Berlin, 1996.


Agenda :

12 novembre 2018
Vernissage
Traverse Pavilion, 19 :30



DANS l'ESPACE LE PAVILLON

NATURAL HISTORY 1% @ THE TRAVERSE PAVILION
Mathias Pfund

Le Cabanon en collaboration avec le Laboratoire EAST de l’EPFL vous présente une exposition de Mathias Pfund.
01.11 - 09.11.18

L'intervention consiste en l'ajout de deux poignées sur les portes coulissantes du pavillon. Ces dernières, au lieu de permettre une ouverture plus aisée, sont positionnées de telle manière à devenir des butées qui en condamnent l'accès. Pourtant, les portes ne sont pas entièrement closes puisqu'un entrebâillement permet de voir l'architecture intérieure. Les poignées sont deux vertèbres fossilisées issues d'un plésiosaure et d'un ichtyosaure, toutes deux vieilles d'environ 150 millions d'années.
Le Traverse Pavilion est un projet pédagogique de l'Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne meń par les architectes Anja & Martin Fröhlich et des étudiant.e.s de l'EAST (Laboratory of Elementary Architecture and Studies of Type) conjointement avec l'association pour l'art contemporain Le Cabanon. Il s'agit d'un pavillon pensé pour être un espace d'art en plein air réalisé à partir d'éléments recyclés sur le site brutaliste d'Elanco, récemment démoli, à Saint-Aubin (dans le canton de Fribourg). Ce complexe appartenait originellement à Novartis et était dédié à la « branche vétérinaire » du groupe, soit, en d'autres termes, à de l'expérimentation animale.
Partant de l'énoncé du projet (une collaboration entre architectes et artistes), la proposition est pensée comme une intervention critique sur l'architecture du pavillon, rejouant avec distance une stratégie du 1% culturel(1). La fonctionnalité pervertie des poignées ainsi que leur dispositif d'accrochage assuré par les vis inviolables(2) appuient leur charge décorative, et celles-ci deviennent des éléments saillants qui affectent l'économie visuelle de l'extérieur du pavillon.
L'emploi de vertèbres fossilisées ouvre certaines pistes narratives : sur un plan formel tout d'abord, la qualité minérale de ces artefacts dialogue avec celle des portes en béton. Les vertèbres peuvent résonner avec l'expérimentation animale pratiquée sur le site originel ou encore être comprises comme des vanités : l'ancienneté des fossiles est soudainement mise en regard avec celle, nettement plus relative, du béton. Les vertèbres, par excellence, se situent au cœur du dispositif structurel des vertébrés ; cet élément entretient également un rapport intéressant avec la pensée d'un béton architectonique.

(1) Pratique qui impose aux maîtres d'ouvrages publics de consacrer un pour cent du coût de leurs constructions à la commande ou l'acquisition d'une œuvre d'un artiste vivant spécialement conçue pour le bâtiment considéré. Mis en place pour soutenir la création contemporaine et sensibiliser le public, le dispositif répond à des règles spécifiques de passation de la commande publique.
(2) Espace public oblige.

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Agenda :

Vernissage 01.11.2018
Traverse Pavilion, 17 :00



Pour le semestre d’automne, une carte blanche a été confiée à Mathilde Avogadro, étudiante à l’ECAL.

Crédits photographiques : Constance Brosse.

SIMON DEPPIERRAZ AU PAVILLON

Le Cabanon en collaboration avec le laboratoire EAST de l’EPFL vous présente une exposition de Simon Deppierraz.
15.10 - 29.10.18

Le travail de Deppierraz s’inscrit dans un intérêt pour les dualités, pour l’équilibre entre forces opposées et pour les systèmes structurels. Au cours du processus initial de création, l’idée sous-jacente à ses œuvres peut souvent être identifiée au sein des domaines de la physique ou des lois et phénomènes optiques, comme la gravité, le poids des corps et leur relation dans l’espace-temps, ou encore les fréquences créées par les effets optiques. Il développe ensuite ses travaux qui se déclinent en impressions, dessins, sculptures et installations de grandes dimensions. Chacune de ses œuvres est conçue comme un système de précision caractérisé par une tension entre harmonie statique et force énergétique.

L’allégorie du temps suspendu, du gel de l’instant avant l’effondrement, sont des aspects caractéristiques de ses sculptures et installations. Les structures, qui semblent tenir en suspension dans l’air, semblent défier les forces de pesanteur. Quand on se déplace autour de ces œuvres, elles changent constamment d’aspect géométrique, ce qui révèle un autre aspect du travail de Deppierraz : le jeu avec des effets optiques et avec les erreurs de perception, que l’on retrouve également dans ses dessins et impressions.

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Agenda :
Vernissage 15.10.18
Traverse Pavilion, 19:15


Pour le semestre d’automne, une carte blanche a été confiée à Mathilde Avogadro, étudiante à l’ECAL.

Crédits photographiques : Laurent Fiorentino, ECAL.

DANS l'ESPACE LE PAVILLON

CIRCUIT & LE FREISTILMUSEUM AU PAVILLON

Une proposition de Circuit et Jean-Rodolphe Petter.
28.09 - 18.10.18

« Si le Freistil cherche à redessiner les frontières entre les différents champs visuels tout en travaillant à les mettre perpétuellement en résonance » selon les mots de Julie Enckell Julliard, il témoigne également d'une "création permanente" au sens de Robert Filliou. Apparue à la fin des années septante, réactivée en 1998 et invoquée ponctuellement depuis, cette entité, initiée par un groupe d'artistes suisses allemands, a croisé le chemin de Circuit à Lausanne une vingtaine d'année plus tard. Anti-art, anti-musée, le Freistil est un dispositif tant conceptuel que matériel archivant des collections d'objets anthropologiques - ou plutôt des documents quelconques rassemblés par des individus selon un protocole défini. Rejetant la signature et la fétichisation de l'objet, le Freistilmuseum a eu et poursuit son intention de détourner les préoccupations mercantiles et de valeur engendrées par la sur-monétisation de l'oeuvre d'art. Par cela, les objets présentés sont une "sculpture" performant l'exposition. Invoqué dans un contexte particulier, le Freistilmuseum intègre les problématiques de son architecture temporaire pour en fournir une nouvelle lecture autant critique, humoristique que sémiotique. C'est sous l'égide impersonnelle du Freistil que des collections privées devenues publiques sont rendues accessibles au spectateur-trice, afin de construire, au fil des interventions de ce "musée au libre style", une archive protéiforme de son expérience.

Pour son entrée au Traverse Pavilion, le Freistilmuseum présente une série de documents et un mur bicolore blanc et vert* composé de papiers rangés dans des chemises en plastique pour classeurs fédéraux. Traverse Pavilion est une architecture expérimentale développée à partir de matériaux ayant vécu une première vie dans des complexes industriels à Saint-Aubin (Fribourg). Sélectionnés puis réagencés, ces matériaux forment désormais un pavillon éphémère dédié à l'art contemporain sur le campus de l'Université de Lausanne (Unil). En réaction à cela, le Freistil ré-active des objets aux passés multiples tout en faisant écho aux formes architecturales que ce type de construction peut adopter. Cet ensemble de documents exposés aux intempéries, sera conservé dans un classeur au terme des deux semaines d’exposition. L’archive inédite ainsi produite témoignera de l’architecture même du pavillon, de sa participation à l'altération du contenu présenté et de ce nouvel état. »

Jean-Rodolphe Petter


*Ces couleurs rappellent celles des murs d’un des locaux investis par Circuit dans les années 2000, Passage de Montriond 14, Lausanne

Visuel : LE FREISTILMUSEUM, The Bottle house, Rhyolite, Nevada, 1926, Death Valley Automobile Trip, the Online Archive of California, http://www.oac.cdlib.org

Crédits photographiques : David Gagnebin-de Bons.

DÉBUT

Une collaboration avec le collectif anthropie.art.
18.09 - 27.09.2018

« Tout droit jailli du bad brain d’anthropie.art, début est un acte de langage unique, un non-lieu expressif, un proto-poème dans lequel l’univers raconte sa propre histoire, de la formation de l’espace-temps jusqu’à l’ère post-humaine. Dans cette odyssée sans romantisme, juste un vertige : le jeu complexe des nécessités, l’architecture causale de la matière qui construit, –irrémédiablement et sans erreur – chaque journée depuis le début des temps. début est intégralement accessible sur la plateforme du collectif d’écriture anthropie.art

Adapté du texte et lauréate du Prix Adresse Inconnue 2018, début plastique est une installation qui se donne à lire. Comme les autres projets du collectif, l’investissement du Cabanon constitue une proposition pour la littérature actuelle, une sortie possible du texte vers un au-delà. Qu’il s’agisse de quelques mots ou de pages entières, début se fragmente, essaie de rééxister sur des bâches, des drapeaux, des nappes, des sons, des lumières ou des vidéos. »

© anthropie.art

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Evènement dans le cadre de « début » :

Soirée performance, 27 septembre 2018, dès 18:00, Espace du Cabanon


Crédits photographiques : Laurent Fiorentino, ECAL.

GHOSTS FEVER
Xénia Laffely

11.06. - 06.07.18

À travers la création d’une série de tapis imprimés, Xénia Laffely imagine un espace proche d’un cimetière où les fantômes d’un matrimoine invisibilisé et silencé pourraient s’élever de leurs tombes pour venir accomplir leurs destinées inachevées – tout en faisant changer la peur de camp.
Le tapis, objet domestique par excellence sur lequel on marche, est ici utilisé comme intermédiaire magique pour invoquer ces figures que l’on ne connaîtra jamais pleinement. Dépassant une dichotomie basique qui voudrait que les pièces artistiques soient des objets intouchables contrairement aux objets du quotidien, Xénia Laffely tente de créer des lieux à la frontière entre l’exposition et l’espace de vie. Ainsi les tapis sont tout à la fois des supports d’images mais restent accessibles au contact charnel et aux offrandes et participent ainsi à la création d’un espace narratif et visuel.

Avec lors du vernissage le 11 juin, la performance DOING HER - the slur edition de Valérie Reding, accompagnée musicalement de Tropikahl Pussy : Au croisement de la performance, de la danse et de la photographie, Valérie Reding questionne les normes et les stéréotypes de genre, d’identités et de sexualités. Au Cabanon, elle vient présenter la performance participative DOING HER – the slur edition. Comme dans un shooting photographique, le participant se trouve face au corps de la performeuse qui devient pour l’occasion un lieu de construction et de déconstruction. Ensemble, ils réfléchissent et jouent sur la notion de l’injure.

Vernissage le 11 juin, dès 18:15, dans l'espace du Cabanon.

Visuel : © Xénia Laffely


Pour le graphisme du semestre de printemps, une carte blanche a été confiée à Tina Gabriel, étudiante à l’ECAL.

Crédits photographiques : Valentin Woeffray, ECAL.







Évènement hors les murs

Club Sandwich feat Le Cabanon

08.07.18. 23:00 - 5:00 Le Romandie

En collaboration avec le Centre en Etudes Genre de l’UNIL, Le Cabanon - un espace pour l'art contemporain à l’Université de Lausanne – et le collectif QULT vous proposent une soirée autour de l’énergie féminine. La scène a été confiée à des artistes de rêves de la région ! Vous découvrirez une performance de Charlotte Nagel, éclectique actrice autodidacte, connue comme électron libre de l’art vivant Lausannois, précédée d’un warm-up de la déesse du R’n’B Ella Soto, chanteuse, productrice, et autrice-compositrice, pour terminer avec les DJs magiques Garancina et Mânaa qui vous feront danser jusqu’au bout de la nuit. Last but not least, en lien avec l’exposition du Cabanon, des visuels présentant des travaux de Xenia Laffely et Maëlle Gross vous en mettront plein la vue.

Charlotte Nagel (CH) live perfo - Variété sentimentale féministe / Empowering performance
Ella Soto (CH) dj set - Future R'n'B mainstream / Sons Avant-gardistes / Beats Latinos
Garancina + Mânaa (CH) dj set -Digital dancehall / Miami bass / Ghetto house / Oriental beats / Techno

Entrée 12.- / Plastinium 5.-